samedi, 24 novembre 2007

"Saw 4" - 22 Novembre 2007

e55f8365b0976302032a46fa1cb89d63.jpgLe "Saw" Nouveau est arrivé !

Saw, c’est un peu comme le Beaujolais : chaque année, à la fin Novembre, c’est la tradition, on attend le nouvel épisode. Et même en sachant, au plus profond de soi, que le cru ne sera jamais aussi bon qu’auparavant, on est quand même au rendez-vous, comme ça, juste pour goûter…


Saw 3 reste une déception, tellement le film manquait cruellement de scénario. Darren Lynn Bousman va devoir mettre les bouchés doubles pour reconquérir le public. Un public qui l’attend au tournant car John (alias Jigsaw) & Amanda, les deux cerveaux, ont été laissés pour morts dans l’épisode précédent. Avec la gorge tranchée à la scie électrique, difficile de faire un retournement de situation dans le genre « même pas mal, je suis immortel ». Et pourtant, ça nous pend au nez. Mais l’honneur est sauf puisque Saw IV s’ouvre sur l’autopsie de John. A partir de là, le ton est donné : le gore sera encore omniprésent dans ce nouvel opus.
Finalement, sans être innovant, Saw IV a su puiser le meilleur chez ses prédécesseurs. On se retrouve donc avec la pression psychologique et le rebondissement final qui ont fait le succès du premier épisode, l’efficacité des épreuves toutes plus sadiques et originales les unes que les autres comme cela a été initié dans Saw II et le trash qui a atteint son apogée dans le troisième volet. En ajoutant un scénario et un vrai travail d’investigation mené tout au long du film, vous obtenez Saw IV, une cuvée pas si mauvaise que ça.

Oui, mais…

Saw IV aurait pu remporter le titre de « bonne surprise de l’année 2007 » si Bousman avait su s’arrêter. En voulant doter son petit dernier d’un scénario béton, il a oublié de ne pas en faire trop. Du coup, nous nous retrouvons avec des flashbacks vers les épisodes précédents à ne plus en finir : tous les protagonistes et toutes les histoires se mélangent. Et même en ayant vu la saga complète – et qui plus est plusieurs fois - on se dit immanquablement, au moment du générique de fin, « euh, j’ai pas tout compris là ! ». Dommage.
De toute façon, on vous l’avait dit, Saw, c’est comme un Beaujolais : même si on garde un arrière-goût dans la bouche, on sera quand même au rendez-vous l’année suivante, comme ça. Juste pour goûter.

 

LES +

Le niveau remonte par rapport à Saw 3
Les pièges sont toujours aussi efficaces
La franchise regagne de la crédibilité

LES -

On regrette d’avoir totalement perdu l’esprit de Saw premier du nom

 

NOTE

3/5

 

Critique publiée sur imédias.biz

mercredi, 18 juillet 2007

La sélection DVD de l’été : les meilleurs films dans lesquels il y a du sang, du sadisme, des zombies,…

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Des films gores, des pizzas et de la bière : même l’été, c’est la recette idéale pour une soirée «  films d’horreur  ». Pour la bouffe, on vous fait confiance, pour les films : voici notre sélection réservée à un public averti…

Quand le sadisme atteint son apogée : La trilogie Saw - James Wan/Darren Lynn Bousman (2005-2007)
«  Sadique, machiavélique, stressant, malsain  » : à sa sortie, et en seulement deux jours, Saw, ce petit film sans grande prétention ni publicité, devient la référence du genre. Son succès vient de son scénario et du personnage central, Jigsaw ou «  le tueur au puzzle  », que Tobin Bell incarne à la perfection. Un homme sans scrupules, qui prend plaisir à observer deux hommes enfermés dans une salle de bain lugubre et glaciale, leur lançant des défis (comme «  coupe toi le pied avec cette scie si tu veux te détacher de cette chaîne  ») pour voir jusqu’où ils vont aller par amour de la vie. Tout le scénario tourne autour de l’instinct de survie : s’ils veulent s’en sortir, il vont devoir souffrir et aller au-delà de leurs idéaux mais surtout obéir au tueur qui est le seul capable de les faire sortir.
Alors bien sûr, comme tout film qui connaît un gros succès commercial, une suite était obligatoire. Saw 2 et Saw 3 ne sont pas foncièrement mauvais mais ils restent très loin du niveau du premier épisode. Les fans de violence, de tortures en tout genre et de gros plans sur des cervelles vont adorer Saw 3, les autres, contentez-vous du 1.

Torture spirituelle made in Asia : 2 Soeurs – Kim Jee-Won (2004)
2 Soeurs est un film sud-coréen de Kim Jee-Woon qui évoque l’histoire de Su-Mi et Su-Yeon, deux sœurs (c’était facile à deviner !) inséparables, dont l’amour est quasi-fusionnel, mais une personne va venir troubler ce bien-être idyllique : leur belle-mère. Suite à l’irruption d’évènements paranormaux dans la maison (fantômes, oiseaux qui meurent,…), cette dernière prend en grippe Su-Yeon et provoque la colère des deux filles. Ce film est un dépaysement total grâce à l’impression de découvrir un cinéma qui nous est étranger et dans lequel tout est là pour créer une ambiance oppressante et rendre le spectateurs stressé de voir apparaître à n’importe quel moment et de n’importe où la chose qui le fera sursauter. Et malgré cette préparation psychologique, c’est toujours au moment où on relâche son attention que ça arrive… Alors évidemment, on sursaute. Quel talent ces coréens.

Un bon film d’horreur français, c’est rare mais ça arrive : Ils – Xavier Palud (2006)
Basé sur une histoire vraie, Ils met en scène un couple de français expatrié en Roumanie. Tout leur sourit : réussite professionnelle, niveau de vie très correct et un amour solide. Mais un soir, tout bascule : leur grande maison, coupée du monde, est attaquée par quelque chose. Qui sont-ils ? Combien sont-ils ? On ne le sait pas ! La seule chose que nous comprenons très vite est qu’ils veulent tuer les deux français. Mais pourquoi ?
Ils impressionne par son réalisme : nous ne sommes pas face à un couple dont le mari est un surhomme qui ose aller face au danger avec un vase en guise d’arme dévastatrice. Le couple a peur, ils sont tétanisés et ont des réactions normales face à la situation. De ce fait, on s’imagine très vite à leur place, on se sent concerné et on angoisse. Ajoutez à cela quelques scènes frustrantes et une odeur de peur omniprésente et vous avez (enfin !) un sympathique film d’horreur à la française.

Le cauchemar en 7 volumes : La saga Freddy – Wes Craven (et les autres) (1985-2003)
Qu’on ait vu au moins un film ou non, tout le monde connaît Freddy Krueger. L’homme au chapeau, portant un pull à rayures noires et rouges et qui a des lames en guise de doigts. La terreur des petits et des grands qui vient vous éventrer, toujours de haut en bas, durant vos pires cauchemars. Sept longs-métrages, globalement aussi bons les uns que les autres et à la fin desquels on le croit à chaque fois mort. Et pourtant il revient, toujours plus fort pour un ultime combat dans le septième et dernier film de la série : Freddy sort de la nuit. Dirigé par Wes Craven, ce dernier épisode est de loin le meilleur : entre très mauvais rêves et réalité, nous sommes plus d’une fois perdus. Freddy débarque alors dans la vie de ses créateurs (scénaristes, acteurs,…) pour tous les tuer un par un. Le scénario est intelligent et le sang coule a flot : que demander de plus ?

Comment un couteau peut faire de gros dégâts : Scream – Wes Craven (1997)
Nous sommes d’accord : un tueur avec un couteau qui terrorise des jeunes, ça sent le déjà vu. Mais là où John Carpenter, le créateur de Halloween et de Michael Myers, a fondé les bases d’un genre, Wes Craven les modernise et leur donne une deuxième jeunesse avec sa trilogie Scream. Un premier épisode culte pour toute une génération, avec le fameux «  quel est ton film d’horreur préféré ?  » déclaré blague téléphonique préférée des adolescents en 1997. C’est également dans ce premier opus que l’on apprend que l’intestin grêle humain est assez solide pour attacher une femme à une branche d’arbre… Que du bonheur !
Scream 2 étant décevant, passons directement à Scream 3, où comment Wes Craven conclut sa trilogie de la même façon qu’il a conclu la saga Freddy. En effet, quand Freddy courait après ses créateurs, le tueur au couteau et au célèbre masque s’attaque lui aux comédiens qui tournent le film du massacre de l’épisode un… Ce n’est pas clair ? Alors regardez la trilogie, vous comprendrez mieux et vous ne le regretterez pas.

Londres aux mains des zombies : 28 jours plus tard – Danny Boyle (2003)
Les films de zombies ne font pas forcément l’unanimité : on aime ou on n’aime pas. Mais ce film risque de réconcilier les anti-zombies avec le genre, de par un décor à couper le souffle (Londres en état de siège et dépeuplé : on s’y croirait presque) et une ambiance à vous donner froid dans le dos. C’est dans un Londres post-apocalyptique des suites d’une propagation de rage que Jim, un coursier, sort de 28 jours de coma. Dans ce film, on ressent les peurs, la solitude, les espoirs et les désespoirs des personnages qui ne sont autres qu’un groupe de six survivants, unis et n’ayant comme but que de trouver d’autres êtres humains. Et, bien sûr, de s’en sortir par n’importe quel moyen. Quelques moments de joie, beaucoup de moments de haine et de détresse, un film à voir sans la moindre hésitation.
 
Article publié sur imedias.biz