mardi, 22 janvier 2008

"Enfin veuve" - 22 Janvier 2008

a16c677d48e9876f32c6044a4b6c106a.jpgEnfin veuve : interminable

Janvier est un peu le mois du cinéma français. Avant la sortie du menhir cinématographique que devrait être Astérix aux jeux olympiques, Isabelle Mergault nous propose Enfin veuve, un film présenté comme étant « sans grande prétention », mais avec le désir secret de renouveler l’exploit de Je vous trouve très beau. Et ce n’est pas gagné.

Exactement deux années se sont écoulées depuis la sortie en salles de Je vous trouve très beau, le premier film d’Isabelle Mergault. A l’époque, peu de promotion avait été faite et pourtant, cela n’avait pas empêché ce long métrage de signer la plus belle surprise de l’année 2006 en réunissant pas moins de 3,35 millions de spectateurs. Alors, en 2008, on prend les mêmes et on recommence, cela va d’ailleurs être un véritable problème. Pourtant, le synopsis est vendeur : il raconte l’histoire d’une femme réjouie par la mort de son mari puisqu’elle va enfin pouvoir officialiser la relation extraconjugale qu’elle entretient depuis plusieurs années.

Oui, mais c’était sans compter la famille du défunt qui, dans un élan de générosité, décide de l’entourer pour lui rendre le deuil plus facile. Au final, elle qui se croyait libérée de l’emprise de son mari devient prisonnière de sa belle famille… On vous avait prévenu : ça donne envie. Mais, une fois dans la salle, on regrette vite notre choix car Enfin veuve passe très rapidement du statut de « comédie originale prometteuse » à celui de « comédie comme on en fait dix par an ». Le seul vrai point positif est pour Michèle Laroque qui signe son retour sur grand écran en nous offrant une bonne performance d’actrice.

Enfin terminé !

Ce qui ressort de ce film, c’est un manque cruel d’originalité. Les scènes comiques sont prévisibles, les procédés utilisés ont été faits et refaits : il y a vraiment une impression de déjà vu qui plane continuellement au dessus de l’histoire. Ajoutez à cela une réalisation plate, Isabelle Mergault ayant oublié d’y ajouter sa touche, chose pourtant importante dans ce genre comédie si on veut que son film ait une vraie personnalité et qu’il se démarque des autres. Au final, Enfin veuve pourrait avoir le mérite d’enrichir la langue française d’un nouveau mot : l’interminabilité. Voici sa définition : effet ressenti par une personne lorsqu’elle a l’impression qu’une minute dure une heure. Le film d’Isabelle Mergault étant d’une durée supérieure à une heure et demie, on vous laisse faire le calcul.

 

LES +

Le retour de Michèle Laroque, convaincante.
L’histoire, mais uniquement sur le papier.

 

LES -

Déjà vu
Interminable

 

NOTE

2/5

 

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samedi, 24 novembre 2007

"Saw 4" - 22 Novembre 2007

e55f8365b0976302032a46fa1cb89d63.jpgLe "Saw" Nouveau est arrivé !

Saw, c’est un peu comme le Beaujolais : chaque année, à la fin Novembre, c’est la tradition, on attend le nouvel épisode. Et même en sachant, au plus profond de soi, que le cru ne sera jamais aussi bon qu’auparavant, on est quand même au rendez-vous, comme ça, juste pour goûter…


Saw 3 reste une déception, tellement le film manquait cruellement de scénario. Darren Lynn Bousman va devoir mettre les bouchés doubles pour reconquérir le public. Un public qui l’attend au tournant car John (alias Jigsaw) & Amanda, les deux cerveaux, ont été laissés pour morts dans l’épisode précédent. Avec la gorge tranchée à la scie électrique, difficile de faire un retournement de situation dans le genre « même pas mal, je suis immortel ». Et pourtant, ça nous pend au nez. Mais l’honneur est sauf puisque Saw IV s’ouvre sur l’autopsie de John. A partir de là, le ton est donné : le gore sera encore omniprésent dans ce nouvel opus.
Finalement, sans être innovant, Saw IV a su puiser le meilleur chez ses prédécesseurs. On se retrouve donc avec la pression psychologique et le rebondissement final qui ont fait le succès du premier épisode, l’efficacité des épreuves toutes plus sadiques et originales les unes que les autres comme cela a été initié dans Saw II et le trash qui a atteint son apogée dans le troisième volet. En ajoutant un scénario et un vrai travail d’investigation mené tout au long du film, vous obtenez Saw IV, une cuvée pas si mauvaise que ça.

Oui, mais…

Saw IV aurait pu remporter le titre de « bonne surprise de l’année 2007 » si Bousman avait su s’arrêter. En voulant doter son petit dernier d’un scénario béton, il a oublié de ne pas en faire trop. Du coup, nous nous retrouvons avec des flashbacks vers les épisodes précédents à ne plus en finir : tous les protagonistes et toutes les histoires se mélangent. Et même en ayant vu la saga complète – et qui plus est plusieurs fois - on se dit immanquablement, au moment du générique de fin, « euh, j’ai pas tout compris là ! ». Dommage.
De toute façon, on vous l’avait dit, Saw, c’est comme un Beaujolais : même si on garde un arrière-goût dans la bouche, on sera quand même au rendez-vous l’année suivante, comme ça. Juste pour goûter.

 

LES +

Le niveau remonte par rapport à Saw 3
Les pièges sont toujours aussi efficaces
La franchise regagne de la crédibilité

LES -

On regrette d’avoir totalement perdu l’esprit de Saw premier du nom

 

NOTE

3/5

 

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"Michael Clayton" - 19 Octobre 2007

e30e7b2368621d1075aeef7f4c3edc37.jpgMichael Clayton ne craint personne

Pour George Clooney, entre l’hôpital et les tribunaux, il n’y a qu’un pas qu’il franchit bien volontier. L’ex-Docteur Ross cède sa blouse d’urgentiste et enfile la robe d’avocat pour le plus grand plaisir de ses fans, mais pas que.

Que pouvons-nous attendre de ce film réalisé par Tony Gilroy, le scénariste de la trilogie La Mémoire dans la peau et d’ Armaggedon ? Evidemment beaucoup de choses. Dans Michael Clayton, on ressent tout de suite la grande expérience de l’homme d’Hollywood dans la façon qu’à Gilroy de construire le film. Mais il subsiste toutefois cette légère fébrilité due à la première fois derrière la caméra : quelques plans qui taquinent l’œil et deux ou trois raccords un peu décalés. Mais cela ne nuit en rien à la très bonne qualité de ce film, au contraire, puisque ça rajoute la dose d’authenticité qu’il manque trop souvent dans le cinéma hollywoodien. Côté scénario, Michael Clayton relate l’histoire d’un avocat new-yorkais - dont vous devinerez facilement le nom - joué par George Cloney. Alors qu’il est réputé comme le meilleur avocat pour arranger les affaires un peu douteuses des grands chefs d’entreprises moyennant dessous de table, il est désormais face à un choix cornélien : défendre le PDG d’une entreprise d’agrochimie qui est prêt à faire de nombreux morts pour s’enrichir ou alors faire éclater la vérité quitte à risquer sa place et mettre en péril sa vie.

Enfin seul !

Avec Michael Clayton, George Clooney marque son retour sur le devant de la scène. Non pas qu’il se soit longtemps absenté des plateaux puisqu’il n’a jamais été aussi présent que depuis ces dernières années, mais c’est plutôt qu’il partage (trop ?) souvent l’affiche avec d’autres bankables : Brat Pitt, Matt Damon et les autres. Pour le coup, Clooney se retrouve seul à la tête de ce film, avec la pression qui s’en suit. Et force est de constater qu’il est très convaincant dans le rôle de l’avocat véreux qui saura faire évoluer son personnage au fil de l’histoire. Du rythme, du suspense, une dose d’humour et de sensibilité, c’est la recette parfaite pour un film réussi. Et visiblement, 2007 signe un retour en puissance des films dans lesquels des hommes portant des robes noires se battent contre l’injustice. Dans la même lignée que La Faille avec Anthony Hopkins, Michael Clayton est la bonne surprise à ne pas manquer en cette fin d’année.

 

LES +

Passionnant
Rythmé
George Clooney

LES -

Rien

 

NOTE

4/5

 

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"La face cachée" - 12 Octobre 2007

beeeae9a214ea65942f676b0ee0c42fa.jpg"Qui ose dire qu'il peut m'apprendre les sentiments ?"

Qu'y a-t-il de plus beau que l’amour ? Pourquoi la vie est-elle si compliquée ? Sommes-nous toujours sûrs de nos sentiments ? Vivons-nous en savourant chaque instant ? Pourquoi ne sommes-nous jamais totalement comblés ? Allons-nous regretter de ne pas avoir assez profité de la vie ? L’amour est-il vraiment à toute épreuve ? Suffit-il d’aimer et d’être aimé pour être heureux ? Toutes les réponses sont dans ce film.

Bernard Campan n’est pas à son coup d’essai derrière la caméra. Les Trois Frères, c’est lui ; Le Pari, c’est lui aussi et Les Rois Mages c’est (malheureusement) encore lui. Mais l’ex-Inconnu n’est pas décidé à ne se cantonner qu’aux comédies. C’est pourquoi il s’attaque pour la première fois, et avec beaucoup d’ambition, à un drame. Pour cela, il a mis toutes les chances de son côté puisqu’il partage l’affiche avec Karin Viard et Jean-Hugues Anglade. Malgré un synopsis qui flaire le déjà-vu, à savoir un couple, François & Isa, qui s’aime mais qui semble condamné à vivre dans la routine, La Face cachée touche en fait un mal bien plus profond qui va ronger le couple jour après jour. Remises en question, efforts pour changer le quotidien, secrets trop lourds à garder pour soi : tous les éléments du drame conjugal sont là, mais avec le truc en plus qui va faire toute la différence.

Un film noir

Là où Campan dévoile son talent, c’est dans sa façon de traiter un sujet utilisé, réutilisé et re-réutilisé des centaines de fois au cinéma. La Face cachée aurait pu tomber dans l’oubli s’il n’y avait pas eu ce jeu sur le double visage des acteurs. Pour cela, le « jeune » réalisateur a opté pour un traitement de l’image très soigné : il joue sur l’obscurité et la lumière des différentes scènes pour montrer l’état d’esprit des personnages. Ces derniers étant particulièrement mal dans leur tête, la grande majorité du film se passe dans des décors sombres. De cette façon, les rares scènes de bonheur ont beaucoup plus d’impact sur le spectateur et cela nous permet de mieux ressentir ces différentes émotions depuis notre fauteuil. Alors certes le dénouement final est assez prévisible mais ce n’est pas grave puisque tout l’intérêt du film ne réside pas dans sa fin mais dans l’évolution des relations entre les personnages : la relation conjugale entre François et Isa mais aussi la relation amicale entre François et Xavier puisque l’un est dans une impasse avec sa femme et l’autre est sur le point de se marier. Comment ne pas trop montrer son bonheur quand son meilleur ami est mal ? Comment ne pas gâcher le plus beau jour de la vie de son meilleur ami parce que nous n’allons pas bien ? Questions difficiles auxquelles répond fort bien ce film. En clair, La Face cachée est un premier drame pour Campan à double tranchant : on aime ou on déteste mais, dans tous les cas, ce film ne manquera pas de vous surprendre.

 

LES +

Le jeu d’éclairage pour montrer les sentiments des personnages
Des acteurs convaincants

LES -

Quelques longueurs parfois, mais rien de bien méchant

 

NOTE

3/5

 

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mardi, 07 août 2007

"Motel" - 7 Août 2007

aa8ec4d6bc72f56f969a4ea6ef7affb1.jpgSoldes : horreur à prix cassé

Film américain de type thriller et classé série B, recherche public pas très regardant à la qualité visuelle mais désirant avoir peur à la vue de meurtres sanguinaires. Adolescents acceptés, pas sérieux s’abstenir. Pour plus d’informations, veuillez lire ce qui suit.

Ce qui est bien avec les thrillers à petit budget, c’est que l’on est sûrs d’en avoir pour son argent au niveau de la violence. Communément appelé « snuff movies  », ces films ont toujours leur public qui est prêt à faire le déplacement en salle pour frissonner devant des scènes de meurtres toujours plus violents ; pour frémir devant les vingt litres de sang que contient les corps humains (vous avez raison, un corps humain ne contient pas vingt litres de sang mais dans ce genre de film, oui !) et qui se déversent tels les chutes du Niagara sur le sol en parquet usé… En clair, tous les «  snuff movies  » se ressemblent, et Motel n’échappe pas à cette règle. C’est donc sans grande surprise que le film progresse sous nos yeux et, malgré un début qui a tendance à s’éterniser, "Motel" a ensuite un rythme très soutenu : une fois que l’action est lancée, on ne décroche pas une seule seconde et on se surprend même à rentrer dans le jeu et à sursauter.

Petit budget mais gros effet

On reste quand même loin d’un Premier Prix du film fantastique de Gérardmer mais Motel tient la route. Tout simplement car il sait apporter au public ce qu’il attend. Le manque de budget se ressent, ne serait-ce que dans le générique dont on comprend qu’il y a eu un effort de fait au niveau visuel mais la musique à bas prix réalisée par un compositeur discount trahit l’image et nous plonge directement dans une ambiance de série B. Mais ce n’est pas pour nous déplaire, au contraire, cette ambiance série B nous permet de faire abstraction des défauts au niveau du traitement de l’image et d’un montage parfois trop amateur. A la place, on se concentre sur les personnages, l’ambiance générale et l’histoire ce qui permet de passer un très bon moment, parfois très drôle, certaines scènes étant tellement vide de crédibilité qu’elles nous font rire. Sans être novateur, "Motel" reste un film à voir pour peu que vous soyez fan du genre ou encore pré-pubert. Voire souvent les deux.

  

LES +

L’ambiance générale
Un bon « snuff movie »

LES -

C’est vrai qu’on aurait apprécié peut-être un peu plus d’originalité...

 

NOTE

3/5

 

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mercredi, 18 juillet 2007

La sélection DVD de l’été : les meilleurs films dans lesquels il y a du sang, du sadisme, des zombies,…

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Des films gores, des pizzas et de la bière : même l’été, c’est la recette idéale pour une soirée «  films d’horreur  ». Pour la bouffe, on vous fait confiance, pour les films : voici notre sélection réservée à un public averti…

Quand le sadisme atteint son apogée : La trilogie Saw - James Wan/Darren Lynn Bousman (2005-2007)
«  Sadique, machiavélique, stressant, malsain  » : à sa sortie, et en seulement deux jours, Saw, ce petit film sans grande prétention ni publicité, devient la référence du genre. Son succès vient de son scénario et du personnage central, Jigsaw ou «  le tueur au puzzle  », que Tobin Bell incarne à la perfection. Un homme sans scrupules, qui prend plaisir à observer deux hommes enfermés dans une salle de bain lugubre et glaciale, leur lançant des défis (comme «  coupe toi le pied avec cette scie si tu veux te détacher de cette chaîne  ») pour voir jusqu’où ils vont aller par amour de la vie. Tout le scénario tourne autour de l’instinct de survie : s’ils veulent s’en sortir, il vont devoir souffrir et aller au-delà de leurs idéaux mais surtout obéir au tueur qui est le seul capable de les faire sortir.
Alors bien sûr, comme tout film qui connaît un gros succès commercial, une suite était obligatoire. Saw 2 et Saw 3 ne sont pas foncièrement mauvais mais ils restent très loin du niveau du premier épisode. Les fans de violence, de tortures en tout genre et de gros plans sur des cervelles vont adorer Saw 3, les autres, contentez-vous du 1.

Torture spirituelle made in Asia : 2 Soeurs – Kim Jee-Won (2004)
2 Soeurs est un film sud-coréen de Kim Jee-Woon qui évoque l’histoire de Su-Mi et Su-Yeon, deux sœurs (c’était facile à deviner !) inséparables, dont l’amour est quasi-fusionnel, mais une personne va venir troubler ce bien-être idyllique : leur belle-mère. Suite à l’irruption d’évènements paranormaux dans la maison (fantômes, oiseaux qui meurent,…), cette dernière prend en grippe Su-Yeon et provoque la colère des deux filles. Ce film est un dépaysement total grâce à l’impression de découvrir un cinéma qui nous est étranger et dans lequel tout est là pour créer une ambiance oppressante et rendre le spectateurs stressé de voir apparaître à n’importe quel moment et de n’importe où la chose qui le fera sursauter. Et malgré cette préparation psychologique, c’est toujours au moment où on relâche son attention que ça arrive… Alors évidemment, on sursaute. Quel talent ces coréens.

Un bon film d’horreur français, c’est rare mais ça arrive : Ils – Xavier Palud (2006)
Basé sur une histoire vraie, Ils met en scène un couple de français expatrié en Roumanie. Tout leur sourit : réussite professionnelle, niveau de vie très correct et un amour solide. Mais un soir, tout bascule : leur grande maison, coupée du monde, est attaquée par quelque chose. Qui sont-ils ? Combien sont-ils ? On ne le sait pas ! La seule chose que nous comprenons très vite est qu’ils veulent tuer les deux français. Mais pourquoi ?
Ils impressionne par son réalisme : nous ne sommes pas face à un couple dont le mari est un surhomme qui ose aller face au danger avec un vase en guise d’arme dévastatrice. Le couple a peur, ils sont tétanisés et ont des réactions normales face à la situation. De ce fait, on s’imagine très vite à leur place, on se sent concerné et on angoisse. Ajoutez à cela quelques scènes frustrantes et une odeur de peur omniprésente et vous avez (enfin !) un sympathique film d’horreur à la française.

Le cauchemar en 7 volumes : La saga Freddy – Wes Craven (et les autres) (1985-2003)
Qu’on ait vu au moins un film ou non, tout le monde connaît Freddy Krueger. L’homme au chapeau, portant un pull à rayures noires et rouges et qui a des lames en guise de doigts. La terreur des petits et des grands qui vient vous éventrer, toujours de haut en bas, durant vos pires cauchemars. Sept longs-métrages, globalement aussi bons les uns que les autres et à la fin desquels on le croit à chaque fois mort. Et pourtant il revient, toujours plus fort pour un ultime combat dans le septième et dernier film de la série : Freddy sort de la nuit. Dirigé par Wes Craven, ce dernier épisode est de loin le meilleur : entre très mauvais rêves et réalité, nous sommes plus d’une fois perdus. Freddy débarque alors dans la vie de ses créateurs (scénaristes, acteurs,…) pour tous les tuer un par un. Le scénario est intelligent et le sang coule a flot : que demander de plus ?

Comment un couteau peut faire de gros dégâts : Scream – Wes Craven (1997)
Nous sommes d’accord : un tueur avec un couteau qui terrorise des jeunes, ça sent le déjà vu. Mais là où John Carpenter, le créateur de Halloween et de Michael Myers, a fondé les bases d’un genre, Wes Craven les modernise et leur donne une deuxième jeunesse avec sa trilogie Scream. Un premier épisode culte pour toute une génération, avec le fameux «  quel est ton film d’horreur préféré ?  » déclaré blague téléphonique préférée des adolescents en 1997. C’est également dans ce premier opus que l’on apprend que l’intestin grêle humain est assez solide pour attacher une femme à une branche d’arbre… Que du bonheur !
Scream 2 étant décevant, passons directement à Scream 3, où comment Wes Craven conclut sa trilogie de la même façon qu’il a conclu la saga Freddy. En effet, quand Freddy courait après ses créateurs, le tueur au couteau et au célèbre masque s’attaque lui aux comédiens qui tournent le film du massacre de l’épisode un… Ce n’est pas clair ? Alors regardez la trilogie, vous comprendrez mieux et vous ne le regretterez pas.

Londres aux mains des zombies : 28 jours plus tard – Danny Boyle (2003)
Les films de zombies ne font pas forcément l’unanimité : on aime ou on n’aime pas. Mais ce film risque de réconcilier les anti-zombies avec le genre, de par un décor à couper le souffle (Londres en état de siège et dépeuplé : on s’y croirait presque) et une ambiance à vous donner froid dans le dos. C’est dans un Londres post-apocalyptique des suites d’une propagation de rage que Jim, un coursier, sort de 28 jours de coma. Dans ce film, on ressent les peurs, la solitude, les espoirs et les désespoirs des personnages qui ne sont autres qu’un groupe de six survivants, unis et n’ayant comme but que de trouver d’autres êtres humains. Et, bien sûr, de s’en sortir par n’importe quel moyen. Quelques moments de joie, beaucoup de moments de haine et de détresse, un film à voir sans la moindre hésitation.
 
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dimanche, 17 juin 2007

"Fragile(s)" - 16 Juin 2007

fef46e44785ae967817553b2d5906e00.jpgProzac est fier de vous présenter votre film

Des rires, des pleurs, de nouveau des rires et oh ! Des pleurs… Pas de doute, nous sommes bien dans un film français : une comédie dramatico-romantique où l’humour se mêle à la mélancolie, un film plein de clichés, mais à voir

Pour son deuxième long métrage, Martin Valente a mobilisé plusieurs « bankables » français comme François Berléand, Jean-Pierre Darroussin ou encore Marie Gilain. Mais cela suffit-il pour faire un bon film ? Bien sûr que non, et c’est là que les talents du réalisateur/scénariste de "Fragile(s)" prennent toute leur ampleur. Car il en faut du talent pour être capable d’écrire un scénario aussi compliqué que passionnant, et encore plus pour réussir à le mettre en scène sans que le spectateur ne soit perdu. Ce film, c’est un peu du « ciné-réalité » où l’expression « le monde est petit » est le fil conducteur : six personnages qui n’ont visiblement aucun lien entre eux évoluent sous nos yeux. Ils ont chacun leur famille, leurs amis et leur métier, mais les hasards de la vie vont faire qu’ils vont tous se croiser un jour ou l’autre pour s’aimer, s’aider, voire même se détester.

Une belle leçon de vie

Tous ces personnages si différents ont malgré tout un point commun qu’on découvre dès les premières minutes : quelque chose dans leur vie ne va pas, ils sont unis dans la dépression. L’un connaît un échec dans sa vie professionnelle, l’autre est au chevet d’une femme dans le coma depuis sept mois, une dernière n’arrive pas à se sortir de la drogue qui la tue chaque jour un peu plus. Mais tous continuent de vivre (ou survivre) dans l’espoir de voir le bout du tunnel car chacun sait que quelqu’un ou quelque chose les attend, quelque part… Alors c’est vrai que, dit comme ça, on pourrait croire que ce film va nous mettre le moral à zéro en sortant de la salle. Mais non, car on rit de leur autodérision, de leurs malheurs et de leur maladresse quasi-permanente. Ils ne se laissent pas abattre, et nous non plus.

 

LES +

Très bon casting
Scénario riche
La mise en scène et le montage

LES -

Quelques longueurs par-ci, par-là…

 

NOTE

4/5

 

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dimanche, 03 juin 2007

"La disparue de Deauville" - 26 Mai 2007

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Pourquoi le film tourne t-il au ralenti ?

Chaque année, Sophie Marceau a pris l’habitude de nous montrer quelque chose. L’an dernier, elle nous dévoilait son sein gauche à Cannes, cette année on a le droit à son film. Y’a de quoi regretter 2006…

"La disparue de Deauville" n’est en fait qu’un thriller à la française et, comme tout le monde le sait, les pros du thriller sont les américains. Mais Sophie Marceau a quand même voulu tenter de relever ce défi ambitieux qui est de faire au moins aussi bien que nos amis d’outre-Atlantique. Alors il est vrai qu’en France on a sorti de très bons thrillers dernièrement, "Ne le dis à personne" en est un bon exemple. Mais n’est pas Guillaume Canet et François Cluzet qui veut. Et pourtant, le synopsis est plutôt attirant : un policier un peu paumé voit apparaître dans sa vie le fantôme d’une célèbre actrice morte dans un accident de voiture il y a plus de 30 ans. Mais le problème de ce film, pour résumer car il y en a beaucoup, c’est que c’est un peu comme si on voulait faire un remake français de "Les Experts" avec Roger Hanin : on perd tout de suite du rythme et de la crédibilité. Et bien là, c’est pareil : Christophe Lambert est tout simplement mauvais et pas crédible un seul instant.

Ni bon, ni très mauvais…

Pour être tout à fait honnête, il y a quand même des choses positives dans ce film. A savoir que Sophie Marceau s’en sort relativement bien car c’est visuellement très joli, certains cadres et la musique sont très réussis, dignes d’un "Seven". Le vrai problème est : pourquoi a-t-elle tant de mal à faire simple ? Le montage contient des faux raccords volontaires, censés donner du rythme au film, ce qui tombe à plat vu la lenteur générale. Idem pour la course poursuite endiablée dans les rues du Havre entre une Clio et une Smart (rien que cette phrase peut faire sourire…) et qui n’a aucune raison d’être là sauf pour justifier la présence de plans tournés à bord d’un hélico. Notons par contre la belle prestation de Marilou Berry qui arrive à nous faire rire et à tirer son épingle du jeu. Rien que pour cela, je mets deux étoiles.

 

LES +

Les plans en hélico sont impressionnants

La musique 

LES -

Ce film est aussi angoissant et rythmé qu'un bon vieux Derrick. 

 

NOTE

2/5

 

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jeudi, 10 mai 2007

"La faille" - 10 Mai 2007

medium_lafaille.jpgSexe, mensonges et manipulation

Dans une actualité ciné dominée par "Spider-Man 3" et l’arrivée prochaine de Pirates des Caraïbes 3 et de Shrek 3, "La Faille" tire son épingle du jeu et s’avère être le film qu’on choisit par défaut, sans grande motivation il faut l’avouer, lorsqu’on est anti-blockbuster et en train de décider quel film aller voir.

 

A l’affiche, deux générations d’acteurs : d’un côté le grand Anthony Hopkins, célèbre interprète d’Hannibal le cannibale dans la trilogie de "Le silence des agneaux" ; et de l’autre Ryan Gosling, 27 ans, presque inconnu en France, son plus grand rôle jusqu’à aujourd’hui restant celui qu’il jouait aux côtés de Sandra Bullock dans Calculs meurtriers. Au niveau du scénario, "La Faille" fait parti des films dont on connaît la fin dès les 10 premières minutes et où tout l’intérêt porte à savoir comment on va y arriver. Prenez un mari trompé qui, par énervement et fierté, tue sa femme tout en réfléchissant au crime parfait. Ajoutez un jeune procureur plein d’ambition, très imbu de sa personne et qu’on met sur cette affaire qui parait bouclée d’avance. Seuls petits détails qu’on a omis de préciser : les preuves de la culpabilité du mari sont inexistantes et ce même mari est beaucoup plus intelligent qu’on ne le pense. Commence alors un grand jeu de manipulation.

Le silence des agneaux, épisode 5 ?

Tout comme dans "Le silence des agneaux", c’est Anthony Hopkins qui tient la tête d’affiche de ce film. Et tout comme dans "Le silence des agneaux", on ne le voit qu’une grosse vingtaine de minutes sur les 110 que dure le film. Et pourtant, il parait omniprésent. Envoûtant, Ted Crawford (nom du rôle d’Hopkins dans "La faille") ne peut nous empêcher de penser à Hannibal Lecter : méprisant à souhait et tenant le rôle du méchant, on finit pourtant d’être pris de sympathie pour ce type qui vient d’abattre froidement sa femme sous nos yeux et qui est en train de ruiner la carrière d’un futur grand avocat qui s’est battu pour réussir. Nous sommes horribles… "La Faille" reste un très bon film à voir sans hésitation qui mélange action, suspense et humour, même si c’est vrai que, sans la présence d’Anthony Hopkins, ce film tomberait rapidement dans l’oubli. Mais il est là, alors le problème ne se pose pas. Et, du coup, on frôle l’excellence.

 

LES +

1h50 de pur bonheur cinématographique, on frôle l’orgasme pour peu qu’on apprécie Hopkins

LES -

Je cherche encore...

 

NOTE

4/5

 

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vendredi, 27 avril 2007

"J'veux pas que tu t'en ailles" - 27 Avril 2007

medium_jveuxpasquetutenailles.jpgOn ne demande qu'à rester

"Les cinémas Pathé vous présentent leur film coup de cœur !" : c’est plutôt rassurant d’entendre ça avant que le film qu’on a choisi d’aller voir ne débute. Jusqu’au moment où je me rappelle que "le prix à payer" était également un « film coup de cœur »…


Début du film : un écran bleu. Si on se fie aux premières secondes de J’veux pas que tu t’en ailles, on a vite tendance à vouloir désobéir. Visiblement, les producteurs n’avaient plus de budget (ou d’idées) pour ce générique qui rappelle plus celui du film de vacances fièrement réalisé avec Windows Movie Maker qu’un générique de « film coup de cœur ». Mais heureusement, nous sommes vite rassurés et plongés dans le cœur de l’histoire. Un psychanalyste, Richard Berry, écoute un nouveau patient, Julien Boisselier, qui lui avoue être tombé amoureux d’une femme mariée, Judith Godrèche. Très rapidement, le psychanalyste comprend que la femme en question n’est autre que sa propre femme. A partir de ce moment-là, nous ne sortirons plus de l’histoire avant le générique de fin. Comprenez par là que ce film est captivant : dès cet instant, nous sommes spectateur du stratagème mis en place par le psychanalyste pour éloigner son patient de sa femme tout en recueillant des informations importantes sur le « pourquoi ma femme est allée voir ailleurs ? » afin de la récupérer.

Oyé ! Oyé ! Le cinéma français de qualité est de retour !

Jusque là, on peut croire à une « comédie romantique » banale, une histoire d’amour à l’eau de rose où le mari trompé essaye de récupérer sa femme car il prend conscience que si elle est partie voir ailleurs, c’est de sa faute… Mais nous sommes bel et bien face à une « comédie romantique » à la française : il n’est pas rare de rire face aux situations atypiques dans lesquelles le psy cocu apprend tout ce que sa femme dit sur lui via son patient. De plus, nous avons un point de vue omniscient : nous savons tout des personnages, des choses qu'eux ne savent pas. Nous sommes donc spectateurs et complices de leurs mensonges ce qui nous fait sourire et nous empêche de décrocher une seule seconde. C’est drôle, c’est frais, et c’est surtout réaliste : les acteurs sont convaincants dans le rôle de « Monsieur Tout-le-monde », ce qui donne l’impression d’être intime avec les personnages car nous prenons vite parti pour l’un ou pour l’autre. De plus, c’est un véritable film d’école : les images parlent d’elles-mêmes, les dialogues devenant parfois presque superflus. Un régal !

 

LES +

Des acteurs convaincants

Une mise en scène efficace 

LES -

On a une légère impression de déjà-vu : "petites confidences (à ma psy)", ça vous dit quelque chose ? 

 

NOTE

3/5

 

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