jeudi, 20 décembre 2007
Bilan de l'année 2007 au cinéma, en France - 17 Décembre 2007
2007 : le cinéma français touche-t-il le fond ?
Pour beaucoup, fin décembre est synonyme de vacances. Pour d’autres, c’est plutôt un moment de stress durant lequel il faut rendre des comptes. C’est le cas notamment pour les membres du Centre National de la Cinématographie (CNC), puisqu’il est l’heure de faire le bilan français de l’année 2007. Et ça ne va pas être une partie de plaisir.
Une industrie en baisse
D’un point de vue financier d’abord, si les chiffres officiels du CNC n’arriveront que courant 2008, nous pouvons affirmer sans grands risques que l’année 2007 sera monotone. A l’heure où nous écrivons cet article, les cinq premiers films du box-office français sont… américains (Ratatouille, Spider-Man 3, Harry Potter et l’Ordre du Phénix, Pirates des Caraïbes 3 : Jusqu’au bout du Monde et Shrek le troisième). Des raclées par l’Oncle Sam, nous avons l’habitude de nous en prendre, mais ce qui montre réellement le malaise de nos salles obscures, c’est que même le premier du box-office, Ratatouille, n'a réuni que 7,7 millions de spectateurs. Nous sommes donc très loin des 10,3 millions de Les Bronzés 3, amis pour la vie en 2006 et encore plus des 14,6 millions de spectateurs qui sont allés voir Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre au cinéma en 2002. En clair, ce qui a manqué aux cinémas français en 2007 c’est un bon gros blockbuster populaire et familial. A la française. Le tir devrait être rectifié en 2008 puisque LE film de tous les espoirs pour l’industrie du cinéma français est Astérix aux Jeux Olympiques. On en salive d’avance.
Ils ont rempli les salles de cinéma
Les succès incontestables de 2007 se comptent sur les doigts de la main. Le premier c’est La Môme, le film évènement d’Olivier Dahan retraçant la vie d’Edith Piaf. 5 millions de spectateurs sont allés voir l’excellente performance de Marion Cotillard qui lui a valu une nomination aux Golden Globes. Autre succès, même si on aurait préféré un échec pour éviter de les encourager à nous sortir le cinquième, Taxi 4 s’en sort très bien avec ses 4,5 millions de spectateurs, même si ce chiffre est en baisse. L’épisode 3 réunissait, en 2003, 6,1 millions de personnes.
Plus modérés mais considérés comme succès quand même, Le cœur des Hommes 2, 99 F et Ensemble, c’est tout font partie des réussites de l’année 2007 avec respectivement 2 millions, 1,2 millions et 2,1 millions de spectateurs.
Vous êtes peut-être passés à côté, et pourtant ça valait le coup d’œil !
Le cinéma est ingrat. Certains films artistiquement inintéressants font des millions d’entrées à coup de matraquage publicitaire et d’autres, très réussis, dépassent difficilement la barre des 200 000 entrées. C’est le cas notamment de Les Chansons d’amour, cette comédie musicale de Christophe Honoré, plébiscitée par la critique et par les 283 000 spectateurs qui sont allés le voir, ou encore celui de Fragile(s) qui, malgré un casting attrayant (Darroussin, Berléand et Gamblin) et une réalisation de Martin Valente vraiment efficace, est passé complètement inaperçu. Mais rien n’est perdu, la séance de rattrapage reste possible en DVD.
Vous êtes passés à côté et, pour le coup, vous avez eu raison !
Oui, l’effet inverse existe aussi, et heureusement. Comme quoi, le marketing ne fait pas tout et il ne suffit pas d’un budget publicitaire colossal pour remplir les salles obscures, il faut aussi un minimum de qualité et d’intérêt pour l’histoire. D’ailleurs il en est question de l’Histoire, mais celle avec un grand H cette fois, puisqu’elle en a fait les frais. Premier semestre 2007, deux films historiques se veulent être les évènements cinématographiques de l’année : Molière et Jacquou le Croquant. Des acteurs invités sur tous les plateaux de télévision, des éloges dans la presse, bref, tout le système habituel pour attirer les gens au cinéma est mis en œuvre. Mais la mayonnaise n’a pas pris : Molière de Laurent Tirard avec Romain Duris et Fabrice Luchini devra se contenter d’un petit million de spectateurs. Pas mieux pour Jacquou le Croquant puisque le film de Laurent Boutonnat n’aura attiré que 870 000 curieux. On parle de L'ïle aux trésors, d'Alain Berbérian avec Gérard Jugnot (512 000 entrées) ? Il ne vaut mieux pas. Nous sommes très loin des blockbusters annoncés. Et espérés.
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jeudi, 02 août 2007
La sélection DVD de l’été : les cultes à revoir, parce que vous les avez forcément déjà vu

Celui qui a réinventé le mot « mise en scène » : Requiem for a dream - Darren Aronovsky (2001)
Surestimé, le deuxième film d’Aronovsky ? La polémique fait rage pour savoir si la fable junkie peut accéder au rang de film culte. Pour certains (dont nous à imédias), Aronovsky ne fait que des films cultes, ancrés dans son époque et pourtant intemporels, comme Kubrick savait le faire. "Requiem for a dream" a tout pour y accéder. Une distribution exemplaire (la découverte de Jared Leto et une Ellen Burstyn aussi époustouflante qu’effrayante), un scénario rythmé et prenant (l’écrivain Hubert Selby Jr., à l’origine du livre duquel le film est tiré et co-scénariste, y est sans doute pour beaucoup) et une mise en scène à la limite de l’expérimental, sans jamais franchir la barrière, le Requiem est sans fausse note. Avec ses effets de style inédits et sa photographie exemplaire, Aronovsky a poussé le cinéma dans des tranchées encore inexplorées.Rangeant sans complexe "Transpotting" dans la catégorie « gentil petit film », "Requiem for a dream" est aussi puissant que la drogue dont il parle. Et l’accoutumance vient vite.
Une critique toute en douceur du modèle américain : Forrest Gump – Robert Zemeckis (1994)
Tout le monde aime Forrest Gump, cet Américain un peu simple d’esprit, aussi courageux qu’attachant. Aux commandes de ce film, un habitué des longs-métrages à succès : Robert Zemeckis ("Retour vers le futur" et, plus récemment, "Seul au Monde"). Dans son film, Zemeckis se permet ce que peu de réalisateurs ont vraiment réussi, à savoir une critique des USA des années 60 aux années 80. Pourquoi l’a-t-il réussi ? Tout simplement car il l’a fait avec tact, délicatesse, il a su émouvoir tout en marquant les esprits et en dénonçant, tout particulièrement à propos de tout ce qui touche la participation de l’armée américaine dans la guerre du Viêtnam. Et puis "Forrest Gump" c’est aussi une belle leçon sur le « comment profiter au maximum de la vie malgré le handicap ? ». A voir et à revoir.
Le violemment culte : Orange mécanique – Stanley Kubrick (1972)
Une série sur les films culte se devait de comporter un Kubrick. Tous ses films étant culte, notre présélection se portait sur "2001" – "Shining" – "Orange mécanique". Après un vote totalement subjectif, "Orange mécanique", pour sa violence symbolique sans doute plus forte que celle qu’on voit sur l’écran, a remporté le droit d’être cité ici. Car que dire de ce film monument, aujourd’hui futuro-kitsh et pourtant toujours aussi inquiétant ? Car déjà, Kubrick nous parlait du conditionnement de l’homme par la société, de l’esprit de meute et signait son manifeste des libertés. Si les séries d’actes violents commis en Angleterre, prenant exemple sur Alex, son héros sans foi ni loi, ont entaché sa réputation, ils n’ont pas égratigné sa force. Une sublimation de la musique classique comme peu de réalisateurs savent le faire, un traité philosophique résumé sur pellicule et une utilisation peu commune de la violence font de "Orange mécanique", si ce n’est le plus subversif des Kubrick, au moins le plus déconcertant.
Le côté obscur du cinéma : La saga Star Wars – Georges Lucas (1977-2005)
C’est à peu près certain que si un sondage était fait sur l’ensemble de la population, la saga intergalactique Star Wars arriverait certainement en tête des films les plus cultes de l’histoire du cinéma (surtout quand on sait qu’il y a 302 millions d’habitants aux USA). George Lucas, l’heureux réalisateur et producteur, a créé une véritable communauté de fans fidèles sur qui il peut compter pour chaque sortie d’un film touchant de près ou de loin à la saga. Un succès qui n’était pas forcément évident puisqu’en 1977 la science fiction n’avait qu’une petite place dans l’industrie du cinéma. Mais, très vite, "La guerre des étoiles, épisode IV – Un nouvel espoir" séduit par sa qualité technique, avec des images et des effets spéciaux innovants pour l’époque. Ajoutez à cela des personnages rapidement devenus emblématiques (Dark Vador, Luke Skywalker, Yoda, Han Solo, …) et vous avez la recette de la double trilogie de tous les succès.
Le film pour lequel le mot « culte » a été inventé : Pulp Fiction – Quentin Tarantino (1994)
Peut-on faire un film pop et gagner une Palme d’Or à Cannes. On en doute à voir les récents Palmarès, Tarantino l’a pourtant fait haut la main en 1994. Et pourtant. Avec un viol interracial homosexuel dans une cave, une overdose tellement fun qu’elle évite tout voyeurisme, Samuel L. Jackson qui cite la Bible en criblant ses ennemis de balles et des cadavres dans les coffres, il partait mal. Car que contient "Pulp Fiction", en dehors de dialogues comme seul l’ami Quentin sait en faire, un scénario en spirale qui imprime son style (Jacky Brown n’est pas loin) et un John Travolta pas encore has-been ? Réponse : des références pour toute une génération. Une bande originale qu’on se passe en boucle et qu’on remix maintenant en discothèque. Une mystérieuse mallette dans laquelle on ne saura jamais ce qu’il y a. Un petit pas de danse que des ados (qui n’ont peut-être même pas vu le film) font en club sans avoir idée du sacrilège qu’ils commettent. Un énorme flingue pointé en gros plan sur la caméra et repris dans tous les films du genre. Du culte, du culte vous dis-je.
A Pretty Woman for a wonderful movie : "Pretty Woman" – Garry Marshall (1990)
Au moment d’écrire ces lignes, on se demande encore si c’est le film ou la musique du film qui a fait le succès de "Pretty Woman". Mais peu importe, cela reste la comédie romantique par excellence. Un duo de charme et de… charme (Julia Roberts & Richard Gere), un synopsis efficace (une prostituée qui se prend d’affection pour un riche homme d’affaire que tout oppose, et vice-versa) et une mise en scène quasi-parfaite de Garry Marshall qui signe, en même temps, son seul véritable succès sur grand écran. mais quel succès ! Le film génère plus de 463 millions de dollars à travers le monde, de quoi le conforter dans son siège de film culte que l’on ne se lasse jamais de revoir.
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lundi, 23 juillet 2007
Les suites au cinéma
De la suite dans les idées 2/3 : mieux vaut tard que jamais ! Quoi que...
A la télévision, la mode de cette saison est de ressortir des placards des concepts qui ont fonctionné il y a plusieurs années : La roue de la fortune, Une famille en or ou encore le loft. Au cinéma, c’est à peu près pareil : les suites, 10 ans après, première !
Cet été, vous ne pourrez pas y échapper : Bruce Willis revient, plus fort que jamais, dans Die Hard 4 – Retour en enfer, 12 ans après le précédent épisode. Mais que se passe t-il dans la tête des producteurs pour se dire, 12 ans après la sortie d’un film, « tiens, si on tournait une suite » ? Certains répondront qu’un vrai héro ne meurt jamais (pourquoi pas…) mais d’autres ne pourront s’empêcher de mettre l’argument financier en avant. Pourtant, à l’inverse des trilogies dont le succès de chaque épisode est quasiment assuré, la rentabilité d’une suite qui sort en salle des années après la sortie du dernier épisode est loin d’être certaine. Le meilleur exemple est celui de Basic Instinct. Le premier film est sorti en 1992, le succès était au rendez-vous. En 2006, Basic Instinct 2 sort dans les salles obscures, avec un scénario plus que léger et une Sharon Stone qui a bien vieilli… Bilan : moins de 500 000 spectateurs ont fait le déplacement en France. Côté vieillissement, Silvester Stalone, alias Rocky Balboa, s’en sort plutôt mal également. Son dernier combat, sorti en Janvier dernier, c'est-à-dire 17 ans après son autre dernier combat, n’attire qu’un peu plus de 1,1 millions de spectateurs. Idem pour la saga Hannibal Lecter puisque le grand public découvre le célèbre cannibale en 1992 dans Le Silence des agneaux mais, malgré le succès d'Hannibal sorti en 2001, la franchise s’effondre avec Dragon rouge en 2002 (1 398 352 spectateurs) et surtout Hannibal Lecter, les origines du mal en 2007 et seulement 631 439 spectateurs. On peut sans doute expliquer cette baisse de popularité par une lassitude du public mais également des histoires toujours plus tirées par les cheveux : et oui, ce n’est pas facile de faire ressusciter un mort tout en restant crédible.
Nostalgie, quand tu nous tiens.
Mais soyons honnêtes, le public reste très friand des suites : nous sommes toujours contents de revoir le(s) héro(s) de notre jeunesse revenir sur grand écran et ces retrouvailles avec nos plus jeunes années méritent bien quelques concessions à propos de la qualité du film que l’on nous propose. Je pense que c’est la seule explication que nous pouvons donner au très grand succès du film Les Bronzés 3, amis pour la vie. Tout le monde est unanime : ce n’est pas très drôle, c’est un peu trop long et pourtant nous avons été 10 344 520 à aller voir le retour de Gigi, Popeye et leurs amis, 20 ans après leurs vacances au ski. Du côté d’Hollywood, on peut être fier de la suite de la trilogie Star Wars puisque George Lucas sort, 16 ans après Le Retour du Jedi, Star Wars, épisode 1 : la Menace Fantôme. Bilan : 7 280 320 spectateurs en France. Même gros succès pour l’épisode 2 (5 504 037 spectateurs) et pour l’épisode 3 (7 210 776 spectateurs). Pour le coup, le succès s’explique d’abord car Star Wars est sans doute la franchise cinématographique qui compte le plus de passionnés et qui a le public le plus fidèle ; puis par l’excellente qualité des films produits par « Lucas Films » mais également car George Lucas a eu la très bonne idée de sortir non pas une suite mais un commencement. Il n’a pas cherché à faire revivre des personnages considérés comme morts dans le dernier épisode de la première trilogie mais il a voulu montrer ce qui se passe avant celle-ci. Donc des scénarios crédibles, des personnages déjà familiers, des effets spéciaux toujours plus impressionnants pour un compte en banque toujours plus rempli.
En clair, il n’y a pas de recette pour garantir le succès d’une suite qui sort plusieurs années après le dernier chapitre, c’est une question de feeling et surtout d’affinité avec le public. Il faut savoir garder les éléments qui ont fait le succès du premier film tout en se renouvelant assez pour attirer un nouveau public, plus jeune. Mais parfois, pour ne pas se planter, il suffit de savoir s’arrêter…
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mercredi, 18 juillet 2007
Le CSA autorise le groupe Lagardère à utiliser la marque "Virgin"
Dans un communiqué datant du 17 Juillet, le CSA indique qu'il a pris la décision d'autoriser la radio Europe 2 et la chaîne de télévision Europe 2 TV à se renommer respectivement « Virgin Radio » et « Virgin 17 ».Malgré les contestations de différents médias comme Skyrock ou NRJ, les Sages ont donc donné leur aval au groupe Lagardère Active afin de procéder à ce "changement marketing" comme l'indique Didier Quillot, Président de Lagardère Active, et ce sans "modifications des formats éditoriaux".
Pas d'accords publicitaires illégaux
Cependant, le CSA a donné son accord tout en imposant des règles strictes afin que ces nouvelles appelations ne mènent pas à des accords publicitaires illégaux avec les produits de la marque Virgin. Parmis celles-ci, les logos des deux médias ne devront pas être confondus avec ceux de la marque Virgin (Virgin Megastore, Virgin Mobile, Virgin Cola, etc…), aucun accord publicitaire, de parainage ou de partenariat ne devra être passé en faveur du groupe Virgin et ce dernier ne devra pas influencer directement ou indirectement les lignes éditoriales de Virgin Radio et Virgin 17.
Grâce à ces changements, le groupe Lagardère Active espère faire de Virgin Radio une des radios musicales leaders dans les prochains mois, ce qui peut laisser croire que ce changement interviendrait sans doute pour la rentrée 2007. De même pour Virgin 17 dont le groupe Lagardère espère faire d'elle la chaîne de télévision musicale leader et de référence sur la TNT. Pour cela, Didier Quillot précise que "des programmes inédits, riches et diversifiés feront rapidement leur apparition" sur les antennes de Virgin Radio et Virgin 17.
15:15 Publié dans Articles pour Imedias | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : europe 2, virgin radio, virgin 17, europe 2 tv


