dimanche, 20 avril 2008

Entretien avec Eddine B, nouveau talent de la scène électronique française - 17 Avril 2008

987377106.jpgA l'occasion de la sortie de son premier maxi "Electro Rocking", Eddine B nous fait l'honneur de poser ses platines sur Imixx le samedi 19 Avril, de 22h à minuit, pour un set exclusif ! Mais avant ce rendez-vous, il prend quelques minutes pour répondre à nos questions.
Propos recueillis par Vincent S.

IMX : Salut Eddine ! Question simple pour commencer : qui es-tu ?
Eddine B : Je m'appelle Eddine (c'est mon vrai prénom), je suis originaire de Rouen où j'ai grandi et où ma passion pour la musique est née. J'ai beaucoup écouté et été inspiré par la "Funk Music" et, petit, j'aimais deja me retrouver à mettre l'ambiance en "enchainant" les morceaux dans les soirées car mon oncle était DJ et un autre était déjà dans la musique...

IMX : Parle-nous de tes premiers pas en tant que DJ.
Eddine B : Mon premier set c'était un concours de DJs, je devais avoir 16 ou 17 ans. J'étais arrivé troisième, j'étais d'ailleurs le plus jeune donc c'était cool ! Cela m'a motivé et j'ai enchainé : premiers vinyles, des heures passées après les cours à mixer chez moi. Et puis, de fil en aiguille, en rencontrant les bonnes personnes (car j'aimais aller à la rencontre des gens, des DJs, etc..), on m'a proposé de jouer dans un bar alors que ça ne faisait qu'un an que je mixais. Ça a marché, ce que je faisais plaisait, j'ai donc continué, en grimpant les échelons et en mixant dans des bars et des boîtes de plus en plus fréquentés.

IMX : Aujourd'hui, avec "Electro Rocking", tu passes à la vitesse supérieure en te lançant dans la production. Comment t'es venue l'idée et surtout l'inspiration de ce premier Maxi ?
Eddine B : Disons que c'est la suite logique. Pour les DJs en général, c'est bien de jouer les morceaux des autres mais, au bout d'un moment, on se dit "je m'y mettrais bien aussi...". En gros, c'est un autre moyen d'exprimer ta musique. Après, l'inspiration c'est difficile à exprimer car, en une soirée, on peut faire un morceau mais on peut aussi mettre plus de temps... Tout vient d'un univers et l'inspiration peut aussi venir de ce qu'on aime écouter en général, et pas seulement de la house.

IMX : Justement, quels sont les artistes que tu aimes écouter ?
Eddine B : J'écoute tout ce qui est bon ! (rire) Plus sérieusement, ce n'est pas une surprise, Daft Punk reste incontournable. Ce que fait deadmau5 est assez efficace également. J'écoute aussi ce que font mes potes DJs évidemment : Sébastien Szade (qui fait parti de FSOP Project, ceux qui ont fait le remix de mon maxi), Téo Moss (du duo Moss & Szade), dA Fresh, David Asko et également Dorion. On aime bien jouer nos morceaux respectifs, c'est aussi une façon de se donner un coup de main !

IMX : On revient sur ton premier morceau, "Electro Rocking". Si tu devais en parler brièvement, tu le présenterais comment ?
Eddine B : "Electro Rocking" c'est un titre electro house. Je me suis inspiré d'un morceau house que j'écoutais avant. Et puis j'ai aussi gardé un esprit groovy, c'est un peu ma marque de fabrique car j'aime donner ce style à mes sets en général.

IMX : Ca représente combien d'heures de travail un morceau comme le tiens ?
Eddine B : Combien d'heures ? Je ne sais pas vraiment car je l'ai commencé quand j'étais encore sur Rouen. Ensuite, j'ai déménagé sur Paris pour justement avancer dans ce monde de la musique donc j'avais moins de temps pour le bosser. Et un jour je l'ai repris et finalisé.

IMX : Pour terminer, qu'est-ce qu'on peut te souhaiter pour l'avenir ?
Eddine B : Tout d'abord que ce premier track marche bien. J'aimerais bien sûr pouvoir me faire une petite place dans les nuits parisiennes, même si je sais que cela ne va pas être facile... Et puis on verra ce que me réserve la suite. En tout cas : beaucoup de travail ! (rire)
 
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mardi, 22 janvier 2008

"Enfin veuve" - 22 Janvier 2008

a16c677d48e9876f32c6044a4b6c106a.jpgEnfin veuve : interminable

Janvier est un peu le mois du cinéma français. Avant la sortie du menhir cinématographique que devrait être Astérix aux jeux olympiques, Isabelle Mergault nous propose Enfin veuve, un film présenté comme étant « sans grande prétention », mais avec le désir secret de renouveler l’exploit de Je vous trouve très beau. Et ce n’est pas gagné.

Exactement deux années se sont écoulées depuis la sortie en salles de Je vous trouve très beau, le premier film d’Isabelle Mergault. A l’époque, peu de promotion avait été faite et pourtant, cela n’avait pas empêché ce long métrage de signer la plus belle surprise de l’année 2006 en réunissant pas moins de 3,35 millions de spectateurs. Alors, en 2008, on prend les mêmes et on recommence, cela va d’ailleurs être un véritable problème. Pourtant, le synopsis est vendeur : il raconte l’histoire d’une femme réjouie par la mort de son mari puisqu’elle va enfin pouvoir officialiser la relation extraconjugale qu’elle entretient depuis plusieurs années.

Oui, mais c’était sans compter la famille du défunt qui, dans un élan de générosité, décide de l’entourer pour lui rendre le deuil plus facile. Au final, elle qui se croyait libérée de l’emprise de son mari devient prisonnière de sa belle famille… On vous avait prévenu : ça donne envie. Mais, une fois dans la salle, on regrette vite notre choix car Enfin veuve passe très rapidement du statut de « comédie originale prometteuse » à celui de « comédie comme on en fait dix par an ». Le seul vrai point positif est pour Michèle Laroque qui signe son retour sur grand écran en nous offrant une bonne performance d’actrice.

Enfin terminé !

Ce qui ressort de ce film, c’est un manque cruel d’originalité. Les scènes comiques sont prévisibles, les procédés utilisés ont été faits et refaits : il y a vraiment une impression de déjà vu qui plane continuellement au dessus de l’histoire. Ajoutez à cela une réalisation plate, Isabelle Mergault ayant oublié d’y ajouter sa touche, chose pourtant importante dans ce genre comédie si on veut que son film ait une vraie personnalité et qu’il se démarque des autres. Au final, Enfin veuve pourrait avoir le mérite d’enrichir la langue française d’un nouveau mot : l’interminabilité. Voici sa définition : effet ressenti par une personne lorsqu’elle a l’impression qu’une minute dure une heure. Le film d’Isabelle Mergault étant d’une durée supérieure à une heure et demie, on vous laisse faire le calcul.

 

LES +

Le retour de Michèle Laroque, convaincante.
L’histoire, mais uniquement sur le papier.

 

LES -

Déjà vu
Interminable

 

NOTE

2/5

 

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vendredi, 21 décembre 2007

Manaudou/Bègue : les scandales - 21 Décembre 2007

f0e569cea40081bf9c5328d3756952bc.jpgCes Stars rattrapées par le passé

Elles sont belles, elles sont célèbres mais elles ont un défaut : elles sont encore jeunes. Le showbiz et l'insouciance de la vingtaine ne font pas souvent bon ménage. La preuve en cette mi-décembre avec deux scandales qui éclatent.

Le premier, et le plus important, est celui qui concerne Laure Manaudou. La Star des bassins, la meilleure nageuse du moment, nous a habitué à faire la une des magazines people avec ses coups de tête amoureux. Je pars en Italie, je reviens en France mais en fait je vais peut être repartir... On a du mal à suivre.
Mais tout cela n'est rien à côté du scandale des photos. Autant Internet peut faire grimper des carrières en flèche, autant il peut aussi les détruire en quelques jours. C'est ce qu'il s'est passé quand des photos de Laure Manaudou, prises alors qu'elle était dans son plus simple appareil, sont apparus sur la Toile. En quelques jours, elles ont fait le tour du web, "Laure Manaudou nue" étant devenu l'expression la plus recherchée sur Google !
Ajoutez à cela une sextape de la nageuse qui circule sur les réseaux de "peer-to-peer" et vous obtenez "l'affaire Manaudou" qui fait la une de tous les magazines de France & d'Italie.
A quelques mois des Jeux Olympiques de Pékin, il n'est pas bien difficile de comprendre pourquoi tout cela éclate aujourd'hui.

Autre personnalité, autre scandale. Valérie Bègue, élue Miss France 2008 il y a à peine quelques jours, fait déjà parler d'elle. C'est le magazine "Entrevue" qui est à la base de ce scandale. Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que ce magazine crée des soucis à Geneviève De Fontenay, on se souvient notamment des photos de Sonia Rolland, ou encore celles de Laetitia Bléger qui avaient valu à cette dernière une suspension de son titre de Miss France pour 6 mois.
Dans son numéro à paraitre aujourd'hui, Entrevue consacre 12 pages à la nouvelle "plus belle fille de France" dans lesquelles on peut découvrir notre Miss dans des photos à la fois choquantes & sexy.
Il n'aura pas fallu beaucoup de temps à Geneviève De Fontenay pour réagir, elle exige la démission de Valérie Bègue. A défaut, la "Dame au chapeau" la plus célèbre de France menace de quitter sa fonction au sein du Comité Miss France. Aux dernières nouvelles, Valérie Bègue déclare ne pas vouloir démissionner.
Affaire à suivre. 

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jeudi, 20 décembre 2007

Bilan de l'année 2007 au cinéma, en France - 17 Décembre 2007

e5af61ca1be9a0181e8223303b882ef5.jpg2007 : le cinéma français touche-t-il le fond ?

Pour beaucoup, fin décembre est synonyme de vacances. Pour d’autres, c’est plutôt un moment de stress durant lequel il faut rendre des comptes. C’est le cas notamment pour les membres du Centre National de la Cinématographie (CNC), puisqu’il est l’heure de faire le bilan français de l’année 2007. Et ça ne va pas être une partie de plaisir.

Une industrie en baisse

D’un point de vue financier d’abord, si les chiffres officiels du CNC n’arriveront que courant 2008, nous pouvons affirmer sans grands risques que l’année 2007 sera monotone. A l’heure où nous écrivons cet article, les cinq premiers films du box-office français sont… américains (Ratatouille, Spider-Man 3, Harry Potter et l’Ordre du Phénix, Pirates des Caraïbes 3 : Jusqu’au bout du Monde et Shrek le troisième). Des raclées par l’Oncle Sam, nous avons l’habitude de nous en prendre, mais ce qui montre réellement le malaise de nos salles obscures, c’est que même le premier du box-office, Ratatouille, n'a réuni que 7,7 millions de spectateurs. Nous sommes donc très loin des 10,3 millions de Les Bronzés 3, amis pour la vie en 2006 et encore plus des 14,6 millions de spectateurs qui sont allés voir Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre au cinéma en 2002. En clair, ce qui a manqué aux cinémas français en 2007 c’est un bon gros blockbuster populaire et familial. A la française. Le tir devrait être rectifié en 2008 puisque LE film de tous les espoirs pour l’industrie du cinéma français est Astérix aux Jeux Olympiques. On en salive d’avance.

Ils ont rempli les salles de cinéma

Les succès incontestables de 2007 se comptent sur les doigts de la main. Le premier c’est La Môme, le film évènement d’Olivier Dahan retraçant la vie d’Edith Piaf. 5 millions de spectateurs sont allés voir l’excellente performance de Marion Cotillard qui lui a valu une nomination aux Golden Globes. Autre succès, même si on aurait préféré un échec pour éviter de les encourager à nous sortir le cinquième, Taxi 4 s’en sort très bien avec ses 4,5 millions de spectateurs, même si ce chiffre est en baisse. L’épisode 3 réunissait, en 2003, 6,1 millions de personnes.
Plus modérés mais considérés comme succès quand même, Le cœur des Hommes 2, 99 F et Ensemble, c’est tout font partie des réussites de l’année 2007 avec respectivement 2 millions, 1,2 millions et 2,1 millions de spectateurs.

Vous êtes peut-être passés à côté, et pourtant ça valait le coup d’œil !


Le cinéma est ingrat. Certains films artistiquement inintéressants font des millions d’entrées à coup de matraquage publicitaire et d’autres, très réussis, dépassent difficilement la barre des 200 000 entrées. C’est le cas notamment de Les Chansons d’amour, cette comédie musicale de Christophe Honoré, plébiscitée par la critique et par les 283 000 spectateurs qui sont allés le voir, ou encore celui de Fragile(s) qui, malgré un casting attrayant (Darroussin, Berléand et Gamblin) et une réalisation de Martin Valente vraiment efficace, est passé complètement inaperçu. Mais rien n’est perdu, la séance de rattrapage reste possible en DVD.

Vous êtes passés à côté et, pour le coup, vous avez eu raison !


Oui, l’effet inverse existe aussi, et heureusement. Comme quoi, le marketing ne fait pas tout et il ne suffit pas d’un budget publicitaire colossal pour remplir les salles obscures, il faut aussi un minimum de qualité et d’intérêt pour l’histoire. D’ailleurs il en est question de l’Histoire, mais celle avec un grand H cette fois, puisqu’elle en a fait les frais. Premier semestre 2007, deux films historiques se veulent être les évènements cinématographiques de l’année : Molière et Jacquou le Croquant. Des acteurs invités sur tous les plateaux de télévision, des éloges dans la presse, bref, tout le système habituel pour attirer les gens au cinéma est mis en œuvre. Mais la mayonnaise n’a pas pris : Molière de Laurent Tirard avec Romain Duris et Fabrice Luchini devra se contenter d’un petit million de spectateurs. Pas mieux pour Jacquou le Croquant puisque le film de Laurent Boutonnat n’aura attiré que 870 000 curieux. On parle de L'ïle aux trésors, d'Alain Berbérian avec Gérard Jugnot (512 000 entrées) ? Il ne vaut mieux pas. Nous sommes très loin des blockbusters annoncés. Et espérés.

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samedi, 24 novembre 2007

"Saw 4" - 22 Novembre 2007

e55f8365b0976302032a46fa1cb89d63.jpgLe "Saw" Nouveau est arrivé !

Saw, c’est un peu comme le Beaujolais : chaque année, à la fin Novembre, c’est la tradition, on attend le nouvel épisode. Et même en sachant, au plus profond de soi, que le cru ne sera jamais aussi bon qu’auparavant, on est quand même au rendez-vous, comme ça, juste pour goûter…


Saw 3 reste une déception, tellement le film manquait cruellement de scénario. Darren Lynn Bousman va devoir mettre les bouchés doubles pour reconquérir le public. Un public qui l’attend au tournant car John (alias Jigsaw) & Amanda, les deux cerveaux, ont été laissés pour morts dans l’épisode précédent. Avec la gorge tranchée à la scie électrique, difficile de faire un retournement de situation dans le genre « même pas mal, je suis immortel ». Et pourtant, ça nous pend au nez. Mais l’honneur est sauf puisque Saw IV s’ouvre sur l’autopsie de John. A partir de là, le ton est donné : le gore sera encore omniprésent dans ce nouvel opus.
Finalement, sans être innovant, Saw IV a su puiser le meilleur chez ses prédécesseurs. On se retrouve donc avec la pression psychologique et le rebondissement final qui ont fait le succès du premier épisode, l’efficacité des épreuves toutes plus sadiques et originales les unes que les autres comme cela a été initié dans Saw II et le trash qui a atteint son apogée dans le troisième volet. En ajoutant un scénario et un vrai travail d’investigation mené tout au long du film, vous obtenez Saw IV, une cuvée pas si mauvaise que ça.

Oui, mais…

Saw IV aurait pu remporter le titre de « bonne surprise de l’année 2007 » si Bousman avait su s’arrêter. En voulant doter son petit dernier d’un scénario béton, il a oublié de ne pas en faire trop. Du coup, nous nous retrouvons avec des flashbacks vers les épisodes précédents à ne plus en finir : tous les protagonistes et toutes les histoires se mélangent. Et même en ayant vu la saga complète – et qui plus est plusieurs fois - on se dit immanquablement, au moment du générique de fin, « euh, j’ai pas tout compris là ! ». Dommage.
De toute façon, on vous l’avait dit, Saw, c’est comme un Beaujolais : même si on garde un arrière-goût dans la bouche, on sera quand même au rendez-vous l’année suivante, comme ça. Juste pour goûter.

 

LES +

Le niveau remonte par rapport à Saw 3
Les pièges sont toujours aussi efficaces
La franchise regagne de la crédibilité

LES -

On regrette d’avoir totalement perdu l’esprit de Saw premier du nom

 

NOTE

3/5

 

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"Michael Clayton" - 19 Octobre 2007

e30e7b2368621d1075aeef7f4c3edc37.jpgMichael Clayton ne craint personne

Pour George Clooney, entre l’hôpital et les tribunaux, il n’y a qu’un pas qu’il franchit bien volontier. L’ex-Docteur Ross cède sa blouse d’urgentiste et enfile la robe d’avocat pour le plus grand plaisir de ses fans, mais pas que.

Que pouvons-nous attendre de ce film réalisé par Tony Gilroy, le scénariste de la trilogie La Mémoire dans la peau et d’ Armaggedon ? Evidemment beaucoup de choses. Dans Michael Clayton, on ressent tout de suite la grande expérience de l’homme d’Hollywood dans la façon qu’à Gilroy de construire le film. Mais il subsiste toutefois cette légère fébrilité due à la première fois derrière la caméra : quelques plans qui taquinent l’œil et deux ou trois raccords un peu décalés. Mais cela ne nuit en rien à la très bonne qualité de ce film, au contraire, puisque ça rajoute la dose d’authenticité qu’il manque trop souvent dans le cinéma hollywoodien. Côté scénario, Michael Clayton relate l’histoire d’un avocat new-yorkais - dont vous devinerez facilement le nom - joué par George Cloney. Alors qu’il est réputé comme le meilleur avocat pour arranger les affaires un peu douteuses des grands chefs d’entreprises moyennant dessous de table, il est désormais face à un choix cornélien : défendre le PDG d’une entreprise d’agrochimie qui est prêt à faire de nombreux morts pour s’enrichir ou alors faire éclater la vérité quitte à risquer sa place et mettre en péril sa vie.

Enfin seul !

Avec Michael Clayton, George Clooney marque son retour sur le devant de la scène. Non pas qu’il se soit longtemps absenté des plateaux puisqu’il n’a jamais été aussi présent que depuis ces dernières années, mais c’est plutôt qu’il partage (trop ?) souvent l’affiche avec d’autres bankables : Brat Pitt, Matt Damon et les autres. Pour le coup, Clooney se retrouve seul à la tête de ce film, avec la pression qui s’en suit. Et force est de constater qu’il est très convaincant dans le rôle de l’avocat véreux qui saura faire évoluer son personnage au fil de l’histoire. Du rythme, du suspense, une dose d’humour et de sensibilité, c’est la recette parfaite pour un film réussi. Et visiblement, 2007 signe un retour en puissance des films dans lesquels des hommes portant des robes noires se battent contre l’injustice. Dans la même lignée que La Faille avec Anthony Hopkins, Michael Clayton est la bonne surprise à ne pas manquer en cette fin d’année.

 

LES +

Passionnant
Rythmé
George Clooney

LES -

Rien

 

NOTE

4/5

 

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"La face cachée" - 12 Octobre 2007

beeeae9a214ea65942f676b0ee0c42fa.jpg"Qui ose dire qu'il peut m'apprendre les sentiments ?"

Qu'y a-t-il de plus beau que l’amour ? Pourquoi la vie est-elle si compliquée ? Sommes-nous toujours sûrs de nos sentiments ? Vivons-nous en savourant chaque instant ? Pourquoi ne sommes-nous jamais totalement comblés ? Allons-nous regretter de ne pas avoir assez profité de la vie ? L’amour est-il vraiment à toute épreuve ? Suffit-il d’aimer et d’être aimé pour être heureux ? Toutes les réponses sont dans ce film.

Bernard Campan n’est pas à son coup d’essai derrière la caméra. Les Trois Frères, c’est lui ; Le Pari, c’est lui aussi et Les Rois Mages c’est (malheureusement) encore lui. Mais l’ex-Inconnu n’est pas décidé à ne se cantonner qu’aux comédies. C’est pourquoi il s’attaque pour la première fois, et avec beaucoup d’ambition, à un drame. Pour cela, il a mis toutes les chances de son côté puisqu’il partage l’affiche avec Karin Viard et Jean-Hugues Anglade. Malgré un synopsis qui flaire le déjà-vu, à savoir un couple, François & Isa, qui s’aime mais qui semble condamné à vivre dans la routine, La Face cachée touche en fait un mal bien plus profond qui va ronger le couple jour après jour. Remises en question, efforts pour changer le quotidien, secrets trop lourds à garder pour soi : tous les éléments du drame conjugal sont là, mais avec le truc en plus qui va faire toute la différence.

Un film noir

Là où Campan dévoile son talent, c’est dans sa façon de traiter un sujet utilisé, réutilisé et re-réutilisé des centaines de fois au cinéma. La Face cachée aurait pu tomber dans l’oubli s’il n’y avait pas eu ce jeu sur le double visage des acteurs. Pour cela, le « jeune » réalisateur a opté pour un traitement de l’image très soigné : il joue sur l’obscurité et la lumière des différentes scènes pour montrer l’état d’esprit des personnages. Ces derniers étant particulièrement mal dans leur tête, la grande majorité du film se passe dans des décors sombres. De cette façon, les rares scènes de bonheur ont beaucoup plus d’impact sur le spectateur et cela nous permet de mieux ressentir ces différentes émotions depuis notre fauteuil. Alors certes le dénouement final est assez prévisible mais ce n’est pas grave puisque tout l’intérêt du film ne réside pas dans sa fin mais dans l’évolution des relations entre les personnages : la relation conjugale entre François et Isa mais aussi la relation amicale entre François et Xavier puisque l’un est dans une impasse avec sa femme et l’autre est sur le point de se marier. Comment ne pas trop montrer son bonheur quand son meilleur ami est mal ? Comment ne pas gâcher le plus beau jour de la vie de son meilleur ami parce que nous n’allons pas bien ? Questions difficiles auxquelles répond fort bien ce film. En clair, La Face cachée est un premier drame pour Campan à double tranchant : on aime ou on déteste mais, dans tous les cas, ce film ne manquera pas de vous surprendre.

 

LES +

Le jeu d’éclairage pour montrer les sentiments des personnages
Des acteurs convaincants

LES -

Quelques longueurs parfois, mais rien de bien méchant

 

NOTE

3/5

 

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vendredi, 28 septembre 2007

Sarkozy au G8 : suite et fin !

638ef4a0df14dd4915e2b2ab8c34264d.jpgSouvenez-vous, nous étions au mois de Juin, lors d'une conférence de presse, Nicolas Sarkozy était apparu visiblement pas dans son état normal.

Un journaliste belge n'avait pas hésité à relever cette image et à plaisanter, lançant que "le Président français n'avait visiblement pas bu que de l'eau".

Et bien lors d'une autre conférence de presse, cette fois à l'ONU, Nicolas Sarkozy n'a pas hésité à faire un clin d'oeil à ce journaliste en s'adressant directement à ses confrères belges pour rétablir la "vérité".

Cela nous donne un moment cocasse, trop rare en politique.

 Voir la vidéo

 
Pour rappel, revoir la vidéo du journaliste belge
 

jeudi, 13 septembre 2007

"Big boom badaboum", ou quand le bonheur des uns fait le malheur des autres...

33f29619f9b753b3f4e27d06d55141ce.jpgLa rentrée 2007 est placée sous le signe du sport avec, d'un côté, la Coupe du Monde de Rugby organisée en France et, de l'autre, les qualifications pour l'Euro 2008 de Football.

Tout semblait sourire à la France qui s'était préparée à un mois et demi de fête nationale : une équipe de Rugby sur-motivée et en pleine réussite depuis plusieurs match ; une équipe de Football très en forme et prête à tout pour aller à l'Euro en Suisse & en Autriche histoire de prendre sa revenche sur la Coupe du Monde 2006 qui, on s'en souvient encore, lui a échappé de peu...

Vendredi 7 Septembre, 21h00. Le match d'ouverture de la Coupe du Monde de Rugby 2007 débute. La France affronte l'Argentine au Stade de France. A ce moment précis, personne ne peut imaginer la défaite des Bleus de Bernard Laporte face à une équipe aussi "faible".

Vendredi 7 Septembre, 22h45. L'Argentine jubile, la France pleure. Les Bleus perdent sur le score de 13 à 17. Le scénario de la Coupe du Monde de Football 2002 revient dans l'esprit des journalistes, des supporters et, sans doute, des joueurs. La France peut-elle ne pas franchir le premier tour ?

Samedi 8 Septembre, 21h00. Place au Football et au match Italie/France comptant pour les qualifications de l'Euro 2008. La France joue bien, repousse l'Italie et concède un très bon match nul. On en oublierait presque la désillusion de la veille.

Mercredi 12 Septembre, 21h00. Encore du Football. Cette fois la France affronte, au Parc des Princes, la modeste équipe d'Ecosse. On y croit, la qualification est au bout des 90 minutes !

Mercredi 12 Septembre, 21h45. Mi-temps à Paris. L'équipe de France joue bien, elle domine littéralement le match, se crée des occasions mais ne concrétise pas. Ce sera pour la deuxième mi-temps !

Mercredi 12 Septembre, 22h45. L'Ecosse est fière de son équipe qui s'est imposée 1 à 0 contre le cours du jeu. La France pleure une nouvelle fois.

Prochaine étape, Dimanche 16 Septembre, l'équipe de France de Rugby affronte la Namibie à Toulouse.

Dans cette histoire, un seul gagnant : TF1 qui récolte les meilleures audiences de l'année et remplit, par la même occasion, un peu plus son compte en banque.

Le malheur des uns fait le bonheur des autres.

mercredi, 05 septembre 2007

Une soirée, trois nouveautés !

64f042999ab3ba2969390d2a2a6cf8d1.jpgEn Septembre, comme les élèves, les chaînes de télévision font leur rentrée.

La rentrée 2006 avait principalement été marquée par les nombreux transferts d'animateurs : Marc-Olivier Fogiel de France 3 vers M6 ; Laurence Ferrari de TF1 à Canal + ; Benjamin Castaldi de M6 vers TF1 ; ...

Alors en 2007, pas de gros transfert mais l'arrivée de trois nouvelles émissions "à risque" pour les diffuseurs. 



La première dans l'ordre de diffusion est "Les 60 secondes du Colisée" animée par Olivier Minne. Diffusé à 18h10, cette émission propose de découvrir des nouveaux talents du rire. Pour cela, chaque candidat devra choisir un thème ("imitation", "sketch", "histoire drôle", "pas un mot" et "accessoire") et il aura 60 secondes pour faire rire 5 personnes choisies au hasard dans le public. S'il y arrive, il continue le jeu en choisissant un nouveau thème et remporte une somme d'argent allant de 100€ à 1000€.

L'enjeu pour France 2 est de progresser dans une case qui ne fonctionne plus depuis maintenant trop longtemps. L'an dernier, Olivier Minne (déjà lui) avait tenté de réussir cet exploit avec "Un monde presque parfait" mais en vain... La chaîne du service public a cette fois mis les petits plats dans les grands et a fait appel à Endemol pour produire ce nouveau programme. C'est d'ailleurs pour cela qu'on retrouve étrangement le même montage que pour l'émission "1 contre 100", diffusée au même moment sur TF1, et qui rencontre un très grand succès populaire.

Côté audience, pour sa première diffusion, les chiffres sont loin d'être bons : 795 000 téléspectateurs pour 7,8% de PDM. Peut mieux faire ! 

A 18h45, France 2 enchaîne avec sa deuxième nouveauté : "On n'a pas tout dit".

Le principe est simple : on prend un animateur qui fonctionne et que tout le monde connait car il officie déjà sur la chaîne depuis plus de 5 ans, à savoir Laurent Ruquier ; vous ajoutez les deux émissions à succés de cet animateur, "On a tout essayé" et "On n'est pas couché" ; vous saupoudrez d'une dose d'animation en direct ; vous mélangez le tout et vous obtenez "On n'a pas tout dit" !

Mais est-ce la recette miracle ? Visiblement, oui !

Laurent Ruquier a retrouvé son audience d'avant les élections Présidentielles (moment où l'audience de "On a tout essayé" a lourdement chûté à cause de l'engagement politique des chroniqueurs en faveur de Ségolène Royal) et c'est donc 2,3 millions de téléspectateurs pour cette première, soit 14,3% de PDM. Résultats à confirmer.

Et à 20h10, la soirée ce termine avec l'émission évènement de M6 : "Etes-vous plus fort qu'un élève de 10 ans ?".

Adaptation de la même émission qui connait un très large succès populaire au Royaume-Uni, M6 prend le pari risqué de se faire une place aux côtés de la Grand Messe du 20h de TF1, celui de France 2 et de "Plus belle la vie" sur France 3.

Mais la chaîne y croit et a fait appel à Roland Magdane pour présenter ce jeu. Le principe est simple, mais efficace : un adulte, ayant terminé ses études avec, souvent, un diplôme de niveau bac +2 au minimum, vient répondre à des questions extraites du programme scolaire du CP à la 6ème.

A ses côtés, un enfant d'une dizaine d'années répond aux mêmes questions avec une facilité déconcertante alors que l'adulte, lui, hésite quand on lui demande "quel fleuve traverse Rouen ?".

Un public omniprésent, des enfants qui n'hésitent pas à taquiner le candidat et un Roland Magdane très convaincant et à l'aise dans son rôle de meneur de jeu, font de ce programme une belle réussite !

Et pour sa première, M6 peut être fière de l'audience : 2 494 000 téléspectateurs, soit 10,2% de PDM. A titre de comparaison, "Friends" et "Malcolm" faisaient, à la même heure, entre 7% et 9%. Pour information, les audiences en direct de Free & de Neuf dévoilaient que M6 était devant France 2 pendant toute la durée du jeu, avec environ 12% de PDM contre seulement 10% pour le journal de David Pujadas. Pourvu que ça dure.

Voir un extrait 

 
Crédit vidéo : jeanmarcmorandini.fr
 
En conclusion, une belle rentrée en perspective puisque France 2 ne peut que progresser à 18h et semble avoir retrouvé des couleurs à 19h et, de son côté, M6 tient son évènement de la rentrée, une émission très prometteuse et qui ne tardera pas, je pense, à devenir un rendez-vous pour beaucoup de téléspectateurs.

mercredi, 29 août 2007

Grand jeu de l'été : le jeu des 8 erreurs

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Alors que le blog de Jean-Marc M. (par respect de son anonymat car il n'aime pas être trop exposé médiatiquement...) offre gracieusement un mois de location de DVD (si si, c'est vrai, ça vous fait une bonne excuse d'y aller !), j'ai décidé moi aussi de marquer le coup et d'organiser un Grand Jeu de l'Eté
 
A gagner ? Toute ma gratitude pour être venu sur mon blog et pour être en train de lire ces lignes !
 
 
Le jeu est simple : 8 erreurs se sont glissées dans l'image suivante, saurez-vous les retrouver ?
 
 
Crédits : CNN | Cette image est réelle, elle provient d'une capture d'écran prise lors des émeutes de 2006
 
 
Vous avez trouvé ? Bravo !
 
 
Pour les autres, déjà sachez que c'est inquiétant et je vous conseille vivement d'ouvrir de nouveau un livre de géographie ou alors c'est que vous êtes américain, ensuite je vous laisse une seconde chance avec l'image suivante dans laquelle il s'est encore glissé quelques erreurs...
 
 
 
 Crédits : CNN | Cette image est toujours réelle... Oui, ce serait moins inquiétant si c'était une blague...
 
 
Vos réponses en commentaire, félicitations à l'heureux gagnant : Monsieur SAM, dit "Oncle". 

mardi, 21 août 2007

Moments de radio

e9aa8ef0029387885a5173515e9e2202.jpgJe vous propose aujourd'hui une petite sélection de moments que seul la radio peut encore nous offrir...

Des moments, en direct, de sincérité, de rire, de larmes, de joie, ...

A écouter !

Pour une raison inconnue, certain sons sont accélérés lorsque vous voulez les écouter. Si c'est le cas, il suffit de faire un clique droit sur le bouton "PODCAST" puis "enregistrer sous" afin de récupérer le fichier sur votre PC et ensuite l'écouter via votre lecteur habituel.

 

15 Juillet 2007 - Cyril Monnier quitte Europe 2

Cyril Monnier, alors animateur sur Europe 2, fait son dernier speak à l'antenne mais l'émotion est difficile à canaliser.


Cyril Monnier "la dernière"
envoyé par cissou75
 

 
2007 - Une dépêche AFP hors du commun sur RTL

Un présentateur RTL (Georges Lang ?) se lance et évoque une dépêche AFP qu'aucune autre rédaction n'a osé reprendre... On se demande pourquoi ! :)


Dépêche AFP
envoyé par PeteRock


 
2006 - Chérie FM dans le noir 

Comme chaque matin, Didier Bonicel présente "Good Morning Chérie" sur Chérie FM. Ce matin là, les studios sont plongés dans le noir et celui qui galère le plus est bien sûr le réalisateur qui ne s'y retrouve plus dans sa console de mixage !
podcast


Juilllet 2006 - Guy Roux s'énerve sur Europe 1

Nous sommes pendant la Coupe du Monde 2006 en Allemagne, la France affronte le Portugal pour une place en finale. L'équipe de France mène 1 à 0 mais le Portugal menace de marquer un but dans les dernières secondes du match alors que l'arbitre ne semble pas vraiment pressé de donner le coup de sifflet final, ce qui a le don d'exaspérer Guy Roux.
podcast


2006 - Kash vs Arthur
 
Nous sommes en 2006, Arthur présente "Radio Arthur" sur Europe 2. Au moment du passage d'antenne, Kash ne cache pas (ahah...) son antipathie pour Arthur. Une provocation qui agace Arthur... 
podcast


2006 -Manu Levy refait l'habillage d'Europe 2
 
Quand Arthur n'est pas là, c'est Manu Levy qui est aux commandes de "Radio Arthur" sur Europe 2. Et un Manu Levy derrière le micro promet de bonnes séquences d'improvisation, comme nous le prouve cet extrait où il revisite l'habillage info de la station de la rue François 1er... 
podcast


2006 - Une journaliste Europe 2 est un peu trop... intime avec Jacques Chirac 
 
Céline Carrière, journaliste sur Europe 2, fait son flash lors du morning présenté à l'époque par Alexandre Pesle & Albert. Et tout dérapage ne pardonne pas...
podcast 


2003 - Gérard dérappe sur Fun Radio lors d'un de ses mythiques débats
 
Ce qui était bien avec Gérard c'est que tout pouvait arriver. Mais cette fois-ci, il est allé trop loin ce qui lui a valu d'être purement et simplement renvoyé de Fun Radio.   
 podcast

 
2000 - Arthur squatte RTL2
 
A l'époque, Arthur cartonne en fin d'après-midi sur Fun Radio avec "Planetarthur". Un jour, alors que U2 détrône "Planetarthur, la compil'" au Top 50 des ventes d'albums, Arthur décide de prendre en otage RTL2... Enorme ! 
podcast


2005 - Problème de montage sur Europe 2
 
Chaque soir, Morgan était derrière le micro sur Europe 2. Mais ce jour là, alors qu'il n'était pas en direct, le technicien a oublié quelque chose d'important : monter la voix de l'auditeur sur le speak. C'est balot... 
podcast
 
Voilà, c'est tout pour cette fois ! Si vous aussi vous avez des sons, n'hésitez pas à me les faire parvenir par mail !

lundi, 20 août 2007

Une pub pour la pub

9ade6c12e8743f798442b800f9390f8b.jpgAller, en cette mi-Août, je vous propose une vidéo dont vous êtes peut-être passé à côté.

Antonin Waterkeyn a mis en image des spots radio réalisé par une agence de pub, Lowe Alice (aujourd'hui Lowe Stratéus), pour promouoir... une agence de pub : Lowe Alice !

Et oui, la pub sait faire aussi de la publicité pour se vendre...

Et la stratégie adoptée est simple et se résume en une phrase, la même qui conclut chaque spot : "l'agence de publicité qui vend très mal son métier mais qui vend très bien ses clients."

En clair, cette campagne parlait avec beaucoup de d'auto-dérision du monde de la publicité.

Voir la vidéo


Dans la publicite
envoyé par yom_

mardi, 07 août 2007

"Motel" - 7 Août 2007

aa8ec4d6bc72f56f969a4ea6ef7affb1.jpgSoldes : horreur à prix cassé

Film américain de type thriller et classé série B, recherche public pas très regardant à la qualité visuelle mais désirant avoir peur à la vue de meurtres sanguinaires. Adolescents acceptés, pas sérieux s’abstenir. Pour plus d’informations, veuillez lire ce qui suit.

Ce qui est bien avec les thrillers à petit budget, c’est que l’on est sûrs d’en avoir pour son argent au niveau de la violence. Communément appelé « snuff movies  », ces films ont toujours leur public qui est prêt à faire le déplacement en salle pour frissonner devant des scènes de meurtres toujours plus violents ; pour frémir devant les vingt litres de sang que contient les corps humains (vous avez raison, un corps humain ne contient pas vingt litres de sang mais dans ce genre de film, oui !) et qui se déversent tels les chutes du Niagara sur le sol en parquet usé… En clair, tous les «  snuff movies  » se ressemblent, et Motel n’échappe pas à cette règle. C’est donc sans grande surprise que le film progresse sous nos yeux et, malgré un début qui a tendance à s’éterniser, "Motel" a ensuite un rythme très soutenu : une fois que l’action est lancée, on ne décroche pas une seule seconde et on se surprend même à rentrer dans le jeu et à sursauter.

Petit budget mais gros effet

On reste quand même loin d’un Premier Prix du film fantastique de Gérardmer mais Motel tient la route. Tout simplement car il sait apporter au public ce qu’il attend. Le manque de budget se ressent, ne serait-ce que dans le générique dont on comprend qu’il y a eu un effort de fait au niveau visuel mais la musique à bas prix réalisée par un compositeur discount trahit l’image et nous plonge directement dans une ambiance de série B. Mais ce n’est pas pour nous déplaire, au contraire, cette ambiance série B nous permet de faire abstraction des défauts au niveau du traitement de l’image et d’un montage parfois trop amateur. A la place, on se concentre sur les personnages, l’ambiance générale et l’histoire ce qui permet de passer un très bon moment, parfois très drôle, certaines scènes étant tellement vide de crédibilité qu’elles nous font rire. Sans être novateur, "Motel" reste un film à voir pour peu que vous soyez fan du genre ou encore pré-pubert. Voire souvent les deux.

  

LES +

L’ambiance générale
Un bon « snuff movie »

LES -

C’est vrai qu’on aurait apprécié peut-être un peu plus d’originalité...

 

NOTE

3/5

 

Critique publiée sur imédias.biz

jeudi, 02 août 2007

La sélection DVD de l’été : les cultes à revoir, parce que vous les avez forcément déjà vu

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Petit cours d’histoire pour commencer. Le cinéma n’a pas été inventé par un individu mais est né de la contribution technique d’une cinquantaine de personnes, dont les plus célèbres sont les Frères Lumière. On date à 1895 la première projection d’un film au public, dans une salle parisienne. Depuis, il s’est écoulé plus de 110 ans. 110 ans de cinéma ça mérite bien de consacrer quelques lignes à 6 films que l’on considère « cultes » à la rédaction d’imédias. En clair, si vous ne devez en voir que 6, ce sont ceux-là.

Celui qui a réinventé le mot « mise en scène » : Requiem for a dream - Darren Aronovsky (2001)
Surestimé, le deuxième film d’Aronovsky ? La polémique fait rage pour savoir si la fable junkie peut accéder au rang de film culte. Pour certains (dont nous à imédias), Aronovsky ne fait que des films cultes, ancrés dans son époque et pourtant intemporels, comme Kubrick savait le faire. "Requiem for a dream" a tout pour y accéder. Une distribution exemplaire (la découverte de Jared Leto et une Ellen Burstyn aussi époustouflante qu’effrayante), un scénario rythmé et prenant (l’écrivain Hubert Selby Jr., à l’origine du livre duquel le film est tiré et co-scénariste, y est sans doute pour beaucoup) et une mise en scène à la limite de l’expérimental, sans jamais franchir la barrière, le Requiem est sans fausse note. Avec ses effets de style inédits et sa photographie exemplaire, Aronovsky a poussé le cinéma dans des tranchées encore inexplorées.Rangeant sans complexe "Transpotting" dans la catégorie «  gentil petit film  », "Requiem for a dream" est aussi puissant que la drogue dont il parle. Et l’accoutumance vient vite.

Une critique toute en douceur du modèle américain : Forrest Gump – Robert Zemeckis (1994)
Tout le monde aime Forrest Gump, cet Américain un peu simple d’esprit, aussi courageux qu’attachant. Aux commandes de ce film, un habitué des longs-métrages à succès : Robert Zemeckis ("Retour vers le futur" et, plus récemment, "Seul au Monde"). Dans son film, Zemeckis se permet ce que peu de réalisateurs ont vraiment réussi, à savoir une critique des USA des années 60 aux années 80. Pourquoi l’a-t-il réussi ? Tout simplement car il l’a fait avec tact, délicatesse, il a su émouvoir tout en marquant les esprits et en dénonçant, tout particulièrement à propos de tout ce qui touche la participation de l’armée américaine dans la guerre du Viêtnam. Et puis "Forrest Gump" c’est aussi une belle leçon sur le «  comment profiter au maximum de la vie malgré le handicap ?  ». A voir et à revoir.

Le violemment culte : Orange mécanique – Stanley Kubrick (1972)
Une série sur les films culte se devait de comporter un Kubrick. Tous ses films étant culte, notre présélection se portait sur "2001" – "Shining" – "Orange mécanique". Après un vote totalement subjectif, "Orange mécanique", pour sa violence symbolique sans doute plus forte que celle qu’on voit sur l’écran, a remporté le droit d’être cité ici. Car que dire de ce film monument, aujourd’hui futuro-kitsh et pourtant toujours aussi inquiétant ? Car déjà, Kubrick nous parlait du conditionnement de l’homme par la société, de l’esprit de meute et signait son manifeste des libertés. Si les séries d’actes violents commis en Angleterre, prenant exemple sur Alex, son héros sans foi ni loi, ont entaché sa réputation, ils n’ont pas égratigné sa force. Une sublimation de la musique classique comme peu de réalisateurs savent le faire, un traité philosophique résumé sur pellicule et une utilisation peu commune de la violence font de "Orange mécanique", si ce n’est le plus subversif des Kubrick, au moins le plus déconcertant.

Le côté obscur du cinéma : La saga Star Wars – Georges Lucas (1977-2005)
C’est à peu près certain que si un sondage était fait sur l’ensemble de la population, la saga intergalactique Star Wars arriverait certainement en tête des films les plus cultes de l’histoire du cinéma (surtout quand on sait qu’il y a 302 millions d’habitants aux USA). George Lucas, l’heureux réalisateur et producteur, a créé une véritable communauté de fans fidèles sur qui il peut compter pour chaque sortie d’un film touchant de près ou de loin à la saga. Un succès qui n’était pas forcément évident puisqu’en 1977 la science fiction n’avait qu’une petite place dans l’industrie du cinéma. Mais, très vite, "La guerre des étoiles, épisode IV – Un nouvel espoir" séduit par sa qualité technique, avec des images et des effets spéciaux innovants pour l’époque. Ajoutez à cela des personnages rapidement devenus emblématiques (Dark Vador, Luke Skywalker, Yoda, Han Solo, …) et vous avez la recette de la double trilogie de tous les succès.

Le film pour lequel le mot « culte » a été inventé : Pulp Fiction – Quentin Tarantino (1994)
Peut-on faire un film pop et gagner une Palme d’Or à Cannes. On en doute à voir les récents Palmarès, Tarantino l’a pourtant fait haut la main en 1994. Et pourtant. Avec un viol interracial homosexuel dans une cave, une overdose tellement fun qu’elle évite tout voyeurisme, Samuel L. Jackson qui cite la Bible en criblant ses ennemis de balles et des cadavres dans les coffres, il partait mal. Car que contient "Pulp Fiction", en dehors de dialogues comme seul l’ami Quentin sait en faire, un scénario en spirale qui imprime son style (Jacky Brown n’est pas loin) et un John Travolta pas encore has-been ? Réponse : des références pour toute une génération. Une bande originale qu’on se passe en boucle et qu’on remix maintenant en discothèque. Une mystérieuse mallette dans laquelle on ne saura jamais ce qu’il y a. Un petit pas de danse que des ados (qui n’ont peut-être même pas vu le film) font en club sans avoir idée du sacrilège qu’ils commettent. Un énorme flingue pointé en gros plan sur la caméra et repris dans tous les films du genre. Du culte, du culte vous dis-je.

A Pretty Woman for a wonderful movie : "Pretty Woman" – Garry Marshall (1990)
Au moment d’écrire ces lignes, on se demande encore si c’est le film ou la musique du film qui a fait le succès de "Pretty Woman". Mais peu importe, cela reste la comédie romantique par excellence. Un duo de charme et de… charme (Julia Roberts & Richard Gere), un synopsis efficace (une prostituée qui se prend d’affection pour un riche homme d’affaire que tout oppose, et vice-versa) et une mise en scène quasi-parfaite de Garry Marshall qui signe, en même temps, son seul véritable succès sur grand écran. mais quel succès ! Le film génère plus de 463 millions de dollars à travers le monde, de quoi le conforter dans son siège de film culte que l’on ne se lasse jamais de revoir.
 
Article co-écrit avec Mathias Chaillot
Article publié sur imedias.biz